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 Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]

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Aeron Valerius
MessageSujet: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Mar 16 Sep - 20:32

Aeron repensait au temps où il avait été envoyé à l'abbaye. Les choses étaient différentes. Il ne se sentait pas encore si proche de Seles, il n'était pas encore un fugitif, Zelos Wilder était encore bien vu. Regrettait-il ces aventures ? Pas le moins du monde ! Mais cela ne l'empêchait pas de repenser à son arrivée là-bas.

Il faisait chaud, ce jour-là... beaucoup trop chaud au goût du blondinet qui se retenait de balancer son casque par-dessus bord. Il avait toujours détesté cette lourde armure qui limitait ses mouvements mais quand il faisait chaud comme cela, c'était encore pire. Le navire avançait si lentement... Et on ne peut pas dire que c'était la faute de l’Élu qu'ils escortaient. Ce dernier était impatient d'arriver et ça se voyait. Le navire s'arrêta enfin à l'embarcadère. Alors voilà où il passerait les jours suivants ? Cette île perdue ? Il faut admettre que son insubordination devenait difficile à gérer, mais au moins, ici, il serait tranquille, pas d'atrocités à commettre. Sa mission était de veiller sur Seles Wilder, la sœur du rouquin qui marchait d'un pas lent, mais impatient, se retenant de courir. La jeune fille devait être pourrie gâtée, là, à ne rien connaître du monde extérieur, échappant à toutes ces horreurs. Un havre de paix... Quelle chance elle avait ! Personne pour l'obliger à faire telle ou telle chose, un frère qui passait avec le sourire, qui lui offrait des cadeaux, l'estime de toute une abbaye. Tiens, la voilà à la fenêtre. Elle observait son frère arriver, un sourire sur ses lèvres. Oui, elle vivait dans ce qui devait lui sembler être un petit coin de paradis.  

Le jeune homme entra et croisa son collègue qui s'en allait sans un mot. "Voilà la relève", qu'il devait se dire. Oui, c'était comme monter la garde à la caserne. Il suffisait de rester là, attendre. Attendre quoi ? Une attaque ou le bon vouloir d'une rouquine si elle venait à réclamer quelque chose. Il restait à espérer qu'elle ne serait pas trop capricieuse. Vu l'expérience qu'Aeron avait en matière de petites sœurs, c'était mal parti ! Serait-elle aussi hautaine et orgueilleuse que celle qu'il avait dû subir ? On pouvait espérer que non, vu le sourire amusé qu'avait Zelos Wilder en redescendant les marches. Il avait l'air de celui qui était content d'une petit blague. Peut-être avait-il taquiné sa sœur ou lui avait-il offert quelque chose qui était une farce. Aeron entra dans le reste de l'abbaye. Il devait d'abord se présenter à l'abbé et aux bonnes sœurs. Le vieil homme qui était responsable de l'abbaye arbora un grand sourire et le salua chaleureusement. Le blondinet inclina légèrement la tête en lui adressant quelques mots polis. Derrière leur supérieur grisonnant, deux bonnes sœurs saluèrent timidement avant de repartir aussitôt. Apparemment, l'armure pontificale intimidait même les adeptes de Martel. Rien d'étonnant quand on pense à toutes les atrocités commises par la Garde.

Aeron monta les marches pour se présenter à sa... sa protégée ? Il ne savait même pas quel rôle précis il aurait ici. Les marches grinçaient alors qu'il montait à un rythme régulier l'escalier qui tournait sur sa droite. Il s'arrêta devant la porte et se prépara à toquer à la porte quand celle-ci s'ouvrit d'un coup et un oreiller lui arriva dans le visage. Le chevalier regretta un instant d'avoir retiré son casque et faillit tomber dans les escaliers. Il dut se rattraper au cadre de la porte et quand sa vue fut dégagée, il put admirer une jeune fille rousse d'une beauté encore jeune, prête à éclore, mais qui ne le laissait pas du tout indifférent. Il se ressaisit en se rappelant sa mission. Il n'était pas là pour fricoter et ce n'était de toute manière pas son genre. La jeune fille s'excusa en rougissant, prétextant qu'elle pensait que c'était son frère qui revenait à la charge.

-Bonjour mademoiselle Wilder, je suis Aeron Valerius. J'ai été assigné à votre... protection.

Quel étati le but au fait ? Il fallait la protéger de quoi ? Personne ne lui en voulait pour autant qu'il le sache. Il avait hésité sur le mot et à peine les mots étaient-ils sortis de la bouche que la fille afficha une mine sombre, froide. Le silence dura un certain temps et Aeron ne sut que faire ou que dire face à ça.



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Jeu 18 Sep - 11:08


Sélès Wilder

Little fox




    Dans sa dernière lettre, Zelos avait annoncé qu'il viendrait lui rendre visite ce jour-là. Elle était très impatiente et n'en avait presque pas dormi de la nuit, se réveillant sans difficulté pour une fois, avant même que l'aurore ne pointe à l'horizon. Les nonnes de l'abbaye n'en étaient plus étonnées, la petite lady était normalement inlevable, sauf quand monsieur son frère annonçait sa venue. Elle s'était donc préparée de bonheur, faisant encore plus attention à sa toilette que d'habitude. Sélès était une jeune fille coquette, malgré l'univers dans lequel elle évoluait.

Elle passa ensuite la matinée devant la fenêtre, jusqu'à ce qu'elle voit le navire sur lequel son frère arrivait. Elle ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision pour entrer dans la bâtisse. Elle vint alors se planter au milieu de la pièce, réajustant rapidement sa tenue, et il entra enfin. Un sourire fendit le visage de la jeune fille, qui s'efforça de le réprimer bien vite. Il y avait longtemps qu'ils étaient trop vieux pour jouer en toute insousciance comme avant. Aujourd'hui, les rencontres étaient un peu plus froides.

— Grand f... Élu.
— Yo Sélès !

La petite rouquine était toujours mal à l'aise vis à vis des interdiction qui l'incombaient en raison de sa bâtardise et de son sang de demi-elfe. On lui avait tant de fois répété de ne pas l'appeler grand frère … Sa mère la première d'ailleurs. Mais elle ne pouvait s'en empêcher, il était le dernier membre de sa famille, le seul qui voulait bien prendre soin d'elle. C'était son grand frère, quoi qu'en disent les mauvaises langues racistes.

Lui, il semblait toujours à l'aise malgré la situation et il lui avait même apporté un cadeau. Elle était très enthousiaste à l'idée de l'ouvrir et ne se fit donc pas prier. Elle arracha le papier cadeau en toute innocence avant de tomber sur quelque chose … de … bien original. C'était un soutien-gorge rembourré.

— Pour tes petits nénés, ça n'a pas l'air de pousser alors j'ai pensé que ça te ferait plaisir. Se moqua-t-il.

Toute rouge, la demoiselle se mit en colère et lui jeta la chose au visage en hurlant qu'il n'était qu'un débile. Franchement, quelle idée ! Ils se chamaillèrent donc un instant et il fut déjà l'heure pour lui de repartir, le sourire aux lèvres. Au fond, ça lui avait quand même fait plaisir de le voir, mais elle était encore rouge de contrariété et d’embarras. Quelle idée d'offrir et de dire de telles choses à une jeune demoiselle qui n'avait pas encore fini de fleurir ! D'accord ils n'avaient effectivement pas l'air pressés de pousser, et alors ? Ce n'est pas comme si ça avait grande importance dans cet endroit de toute façon … ici ou ailleurs … Elle s'en moquait jusque-là, mais maintenant que son frère venait de se moquer de ça, elle était gênée.

Elle alla s'asseoir furieusement sur son lit, quand elle entendit des bruits de pas se rapprocher. Elle se leva en attrapant un coussin et ouvrit subitement en lançant son arme au visage de l'enquiquineur. Elle ne se rendit compte que trop tard qu'il ne s'agissait pas de son frère, mais d'un garde pontifical. Il était rare de les voir sans leur casque, Sélès avait même pensé pendant un moment qu'ils étaient des robots et qu'il n'y avait que des circuits sous cette armure. Mais celui qui lui faisait face avait bel et bien une tête, une tête humaine, une jolie petite tête aux cheveux d'or. Elle parut confuse et eut un geste vers lui en le voyant vaciller, mais il se rattrapa finalement tout seul.

— Je … Veuillez m'excuser, je pensais que mon f … que l'élu revenait pour … Pour rien. Balbutia-t-elle, confuse d'expliquer les raisons de ce geste.
-Bonjour mademoiselle Wilder, je suis Aeron Valerius. J'ai été assigné à votre... protection.

Sa protection ? Sélès savait très bien pourquoi les gardes étaient là, elle n'était pas naïve à ce point … Ils étaient là pour la surveiller. Ils étaient plus des geôliers que des protecteurs. Elle le regarda donc froidement, reprenant ses airs de petite lady. Elle n'avait pas le droit de parler aux gardes Pontificaux normalement et vis versa. Ce n'était pas tant un ordre du Pontife qu'un caprice des religieuses du couvent.

— Vous êtes le premier à venir vous présenter. Fit-elle remarquer, après un silence. Je n'ai pas le droit de vous parler.

Elle avait toujours eu beaucoup de mépris pour les gardes pontificaux, mais voir enfin un visage humain dans l'une de ses armure était étrange, d'autant plus que ce n'était pas ce qu'elle aurait pu imaginer. C'était une bouille plutôt douce, loin des faciès patibulaires qu'elle s'était toujours figurée jusque-là. Elle le jugea un instant avec ce petit air de lady qu'elle s'efforçait d'arborer devant les étrangers.

— Vous n'avez pas une tête de chevalier. Vu le ton qu'elle employa, plutôt sec, ça n'avait pas l'air d'un compliment, pourtant, vu l'estime qu'elle leur portait, c'en était bien un.


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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Ven 19 Sep - 18:22

Il était le premier à se présenter ? Ce n'était pas si étonnant, au fond, si on tenait compte de l’amabilité moyenne dans la Garde Pontificale. Mais elle n'avait pas le droit de leur parler ? Pourquoi donc ? N'étaient-ils pas plus ou moins à son service ? Quelque chose clochait entre le peu qu'on lui avait dit et ce qu'il se passait réellement ici. Pourquoi cette interdiction ? Cela n'avait aucun sens aux yeux d'Aeron. Il ne savait pas non plus comment prendre la remarque. Il n'avait pas le visage d'un chevalier ? Cela pouvait être un compliment comme une insulte. Pourquoi ajoutait-elle cela alors qu'ils n'avaient normalement pas le droit de se parler ? Le blondinet se dit qu'il n'avait eu aucune interdiction de lui parler et que s'il voulait en savoir plus sur son nouveau travail, il devait saisir l'occasion dès à présent et la faire parler.

-Un visage de chevalier ? Je ne suis pas tiré d'un conte de fées, vous savez. Je pense que mon visage est plutôt banal, je le reconnais. Vous vous attendiez à quoi ? Ne me dites pas que vous pensiez que nous étions des machines, quand même ? Je me souviens d'une enfant qui avait cru ça, elle avait une mine ébahie en découvrant la vérité.

Oui, la petite avait été adorable, si innocente et naïve. Quand Aeron avait retiré son casque, elle avait les yeux ronds et la bouche laissait deviner un "ooooooh" muet. A ce moment, ce n'était pas une toute petite fille devant lui et elle n'était pas extasié par son apparence, non. On aurait presque dit qu'elle était déçue, mais c'était difficile à dire. On sentait une certaine agressivité, une méfiance derrière le regard de la rouquine. Ses yeux azurs le jaugeaient, comme si elle regardait une bête bizarre et menaçante. Malgré tout, elle était plutôt jolie. Rien d'exceptionnel en soit mais un côté mignon transparaissait même dans son attitude froide.

-La visite de votre frère devrait vous avoir fait plaisir, alors pourquoi n'avez-vous aucunement l'air réjouie ? Vous dites n'avoir pas le droit de me parler, mais si vous avez besoin de quelque chose, vous pouvez toujours demander, je ne mords pas, promis !

Il était toujours à côté de la porte en disant cela. Il bougea légèrement le pied et sentit un obstacle, bien que très léger. En baissant les yeux, le blondinet put apercevoir un soutien-gorge. Il détourna aussitôt les yeux, le rouge aux joues. Il ne l'avait vu qu'un instant mais avait bien remarqué la dentelle et le rembourrage. Il avait déjà vu ce genre de choses dans le linge que transportaient les domestiques chez lui pour sa petite sœur. Cette dernière complexait beaucoup sur sa petite poitrine qu'elle gardera peut-être toute sa vie, si on s'en réfère aux antécédents familiaux dans ce domaine. Seles Wilder serait donc du genre à avoir ces complexes ? Ici ? Au milieu de nulle part ? C'était difficilement envisageable. Qu'avaient donc les femmes à se préoccuper de cela ? Il n'avait pas regardé le corps de la demoiselle en détail, mais il était sûr qu'avec quelques années, elle deviendrait d'une beauté à faire tomber raide la plupart des hommes, sans besoin d'avoir une poitrine opulente. La modération en toute chose, c'est tellement mieux ! Rah les femmes !

Aeron refit face à la rouquine, toujours le rouge aux joues. Celle-ci ne semblait pas vraiment ravie de la trouvaille accidentelle du chevalier...



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Jeu 25 Sep - 9:40


Sélès Wilder

Little fox




    Qui a parlé de conte de fées ? Comme si la garde pontificale était remplie de vertueux jeunes hommes au cœur pur et au visage d'ange. Cela dit, il était très réducteur d'associer un cœur pur à un physique avantageux mais bon, c'était le défaut de beaucoup de jeunes filles comme Sélès. Enfin, concernant les chevalier Pontificaux, c'est certain qu'elle  n'imaginait pas des gens avec un air aussi innocent et gentil que celui-là. Elle se demandait bien d'ailleurs d'où il pouvait sortir, il n'avait pas l'air bien vieux … C'était peut-être une blague ? C'est vrai quoi, pour le coup, sa tête n'allait pas du tout avec l'armure qu'il portait, elle était trop grosse et le vert franchement … ça ne lui allait pas au teint ni aux cheveux. Elle l'aurait vu dans quelque chose de plus fin, beige et doré avec peut-être … Une infime touche de noir et de rouge. Enfin, elle n'était pas là pour jouer les conseillères de mode.

La petite lady prit un petit air renfrogné lorsqu'il la soupçonna d'avoir cru qu'ils étaient des robots, de ce petit air concerné et d'autant plus contrarié qu'ils s'en moquent. N'empêche, c'était plus crédible qu'ils soient tous des robot plutôt qu'ils aient des têtes de puceaux comme ça. Ses joues s'empourprèrent d'ailleurs légèrement  et elle détourna la tête d'un air boudeur. Elle marmonna un petit « n'importe quoi » histoire de faire croire qu'elle n'avait jamais imaginé une chose pareille mais n'ajouta rien de plus. Trop se justifier l'aurait rendue l'air encore plus coupable …

La demoiselle se mit à sérieusement douter de crédibilité du jeune chevalier lorsque ce dernier désigna Zelos comme son frère, chose que même elle, surtout elle, n'avait pas le droit de mentionner, et ce, en aucune circonstance. Elle parut d'abord surpriss, ouvrant ses jolis yeux azurs en grand, presque choquée. Puis elle se renfrogna à nouveau, ouvrant la bouche pour le réprimander quand elle suivit son regard vers l'objet du délit … Zelos … il l'a fait exprès !! La demoiselle s'empourpra d'un coup et ramassa le soutien-gorge à toute vitesse.

— Ça ne vous regarde pas ! Et ne parlez plus jamais de mon f- de l'élu comme ça, c'est interdit ! S'emporta-t-elle.

Puis, sans attendre plus longtemps, elle lui claqua la porte au nez. Elle tira furieusement sur le soutien-gorge débile pour essayer de le déchirer, sans succès, alors elle le jeta à ses pieds et le piétina furieusement. Puis, voulant passer ses nerfs autrement, elle ouvrit de nouveau la porte pour crier sur le pauvre chevalier qui avait pourtant tenté de se montrer gentil. Mais maintenant, gentil ou pas, elle n'oserait jamais lui parler … qu'est-ce qu'il allait s'imaginer avec ce genre de truc ? Qu'allait-il penser d'elle ? Au fond elle devrait s'en moquer, mais étant donné qu'elle serait amenée à se voir tous les jours, c'était très gênant.
«

— Et ne me parlez plus ! Ordonna-t-elle alors, avant de lui claquer la porte au nez à nouveau.

Elle alla cacher l'objet du délit dans un coin et alla bouder sur sa chaise. Quel crétin ce Zelos ! Il venait de la ridiculiser devant ce chevalier et il n'était même pas là pour qu'elle se venge !


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HS : on pourra faire une ellipse après ça  =) On en reparle sur skype °3°


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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Mer 1 Oct - 18:26

Ne jamais parler de l'Elu ? Pourquoi s'était-elle retenue de l'appeler son frère ? Elle n'a pas le droit ? Il y avait des choses qu'il ne savait pas et il semblerait qu'il ait mis les pieds dans le plat. Apparemment elle avait en plus surpris son regard vers le sous-vêtement au sol. La porte claqua juste devant son nez et il resta penaud, à se demander s'il devait s'excuser ou non. La porte se rouvrit alors et il ouvrit la bouche pour présenter ses excuses, mais elle lui imposa cette interdiction de lui parler avant de claquer à nouveau la porte. Aeron ne regretta jamais autant de s'être avancé d'un petit centimètre quand il se prit la porte dans le nez. Sous le choc, il fit un pas en arrière et bien qu'il s'empêcha de tomber, son crâne heurta le mur de manière douloureuse.

Ça lui apprendra à vouloir se montrer aimable ! Il se retrouvait avec le nez en sang et une douleur sourde à l'arrière de la tête. Le blondinet descendit les marches et se retrouva face à une bonne sœur horrifiée à la vue de son sang. L'évêque éclata de rire quand il l'aperçut à son tour.

-Je savais que Seles a son caractère, mais je ne pensais pas qu'elle vous frapperait comme cela !

-Non, elle a juste claqué la porte en s'énervant...

-Haha ! Pardon, je ne devrais pas rire. Il y a des règles tacites par ici. En dehors des bonnes sœurs, on évite autant que possible de parler à Seles. Autre chose : ne faites jamais référence à Zelos Wilder comme étant son frère. Ce n'est pas qu'elle ne l'aime pas, mais on lui a toujours interdit de le considérer comme son frère. C'est donc assez dur pour elle, j'espère que vous comprendrez.

-Je... je comprends.

Le chevalier alla s'essuyer le sang, puis retourna à son poste, en bas des marches qui menaient à la chambre. C'est ici qu'il passera beaucoup de temps. Aux repas, il pouvait voir à nouveau Seles Wilder, mais il suivait le conseil du vieil homme et ne lui adressait pas la parole. On lui avait dit que les soldats précédents ne mangeaient généralement pas avec eux, préférant la compagnie de leur collègue, mais le blondinet n'aimait pas celui avec qui il devait faire ce travail. Les repas étaient très silencieux. Les rares discussions portaient sur des sujets anodins, les nouvelles qu'ils recevaient par les navettes qui passaient.

Le temps passait ainsi. Le quotidien était ennuyeux. Aeron appréciait les gens de l'abbaye mais le fait de ne pas pouvoir parler à Seles le pesait. Il aurait voulu faire sa connaissance. Il avait l'impression que cette fille souffrait au quotidien, qu'une frustration l'empêchait de sourire. Pouvait-il faire quelque chose pour elle ? Pouvait-il lui montrer sa bonne foi ? Il ne voyait pas comment. Il tenta de se renseigner auprès des bonnes sœurs mais leurs réponses n'aidaient pas beaucoup à l'exception d'une seule :

-Mademoiselle Wilder avait dit qu'elle aurait aimé sortir sur le sable pour s'amuser à faire un château de sable, mais on ne l'a jamais autorisée à sortir de l'abbaye.

-Jamais ? Mais pourquoi ?

-Elle risquerait de vouloir fuir, j'imagine.

Fuir ? Ils étaient sur une île ! C'était décidé, il ferait quelque chose pour elle. Aeron réalisait enfin qu'elle était vraiment prisonnière, ici. Le lendemain, il toqua timidement à la porte de la chambre de Seles. Celle-ci ouvrit la porte avec un air intrigué. Cet air s'assombrit en le reconnaissant. Le chevalier anticipa en prenant la parole en premier :

-Bonjour, mademoiselle Wilder. Je viens vous dire que j'ai obtenu l'autorisation des bonnes sœurs pour que vous puissiez sortir tant que vous restez sur l'île. Vous pouvez aller où vous voulez, sur la terre, le sable, … N'hésitez pas si vous avez une envie. Sur ce, je retourne à mon poste, bonne journée !

Elle n'avait pas trop mal pris la nouvelle même si elle venait de lui. Elle avait répondu sans lui hurler dessus, c'est déjà ça. Le jeune homme n'entendit pas la porte se refermer et supposa qu'elle devait hésiter ou chercher quelque chose pour sortir aussitôt. A peine eut-il fini de descendre les marches que son collègue, Gant, allait lui chercher les noises. Apparemment, il ne voulait pas que la fille sorte.

-Je t'ai déjà dit que c'était sans danger, je garderai un œil sur elle. Tu n'as qu'à rester dormir là si ça ne te plait pas. Ce n'est pas comme si elle allait partir à la nage. Le seul moyen de partir sont les navettes qui nous apportent le ravitaillement. Il n'y en a pas de prévu là et elle ne pourrait pas en profiter avec notre présence. Arrête de stresser, un peu. Tu ne trouves pas ça triste, toi, qu'elle soit enfermée comme ça ? N'importe qui voudrait respirer de l'air frais, sentir le vent contre son visage...

Peu après, il entendit des pas dans les escaliers...



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Jeu 2 Oct - 14:44


Sélès Wilder

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    Les jours se suivaient et se ressemblaient à l'abbaye du Sud Est et l'arrivée de cet étrange nouveau chevalier n'avait finalement pas changé grand chose … jusque-là. Ce jour-là, Sélès était dans sa chambre en train d'étudier, comme tous les jours. Il était rare qu'on l'autorise à ne serait-ce que sortir dans le jardin, si ce n'est pour les corvées de jardinage. Ça ne dérangeait pas Sélès, elle aimait bien s'occuper des tournesols et et des plans fruitiers, car elle pouvait toujours se goinfrer au passage … Mais il est vrai que, depuis le temps qu'elle voyait la plage par sa fenêtre, elle n'avait eu l'occasion d'y aller qu'avec son frère, lorsque ce dernier daignait lui rendre visite et que le temps s'y prêtait. Le ciel était dégagé aujourd'hui , seulement décoré de quelques nuages de coton blanc.

On vint alors frapper à sa porte et la demoiselle alla aussitôt ouvrir, intriguée. Son regard s'obscurcit en voyant le blondinet qui l'avait dérangé quelques jours plus tôt et elle ouvrait la bouche pour le congédier quand il prit la parole, lui annonçant son droit de sortie. La demoiselle haussa les sourcils, se demandant dans un premier temps si ce n'était pas une blague … Comme elle le jaugeait avec insistance et qu'il ne réagissait pas, elle comprit que c'était bien vrai.

— Oh, d'accord … merci …

Le jeune homme tourna les talons et la demoiselle se précipita dans sa chambre pour prendre son petit sac à main étoilé. Tant pis pour les devoirs, elle finirait ça plus tard. Dans un fond de placard, elle trouva un vieux seau et petit kit de pelle et râteau miniature. Zelos lui avait offert ça alors qu'ils étaient encore tout gosses, pour qu'ils aillent jouer ensemble sur la plage et elle l'avait toujours gardé. Une fois, ils s'étaient mis en tête de creuser un trou sous la mer pour fuir ensemble de l'abbaye et avec un tel matériel, pas la peine de préciser jusqu'où ils étaient allés …

Chapeau sur la tête, sac et matériel en main, la demoiselle retourna dans le couloir pour s'approcher des marches. D'ici, elle entendait la conversation qui se tenait juste en bas et elle attendit de tout entendre avant de commencer à descendre les escaliers … Une navette, hein ? C'était une bonne idée ! Cela lui avait donné des idées … Peut-être que si elle arrivait à se faufiler dans la cale ou dans un tonneau, elle pourrait traverser la mer. Oui, bonne idée … C'était un plan à étudier.

Une fois en bas, elle regarda un à un les deux chevaliers, avec son petit air de gosse digne puis leur passa sous le nez tranquillement. Elle semblait très fière d'elle de pouvoir faire cela, elle qui devait rendre des comptes à chacun de ses déplacements d'habitude ! Elle se dirigea directement vers l'extérieur et emprunta le chemin pentu qui menait jusqu'à la plage, ne se souciant pas de savoir si on la suivait ou non. Lorsque le sable commença à envahir le chemin, elle s'arrêta un instant pour retirer ses chaussures et ses chaussettes et se mit à courir en toute insouciance. Elle parcourut quelques bons mètres sur la plage avant de déposer ses affaires dans un coin sur le sable sec, non loin du sable mouillé. Elle s'empara de son petit seau, le sourire aux lèvres et commença à aller chercher de coin construire son château de sable, en profitant pour se mouiller les pieds. C'était plus amusant de faire ça avec Zelos, mais c'était quand même une sortie reposante.


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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Mer 8 Oct - 11:11

La rouquine passa, les regarda tour à tour, puis avança de son air digne. Malgré son air froid, Aeron voyait bien qu'elle était heureuse. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'elle avait de la gratitude envers lui, mais c'était toujours ça. Il n'avait pas été capable de sauver tous ces gens pendant ses missions précédentes, mais il arriverait au moins à rendre cette jeune fille heureuse. Son collègue commença à nouveau à protester :

-Oh ça va, hein ! Je prendrai toute responsabilité sur ce qui arrivera pendant qu'elle sera sur la plage. Cela te va ? Allez, reposes-toi par ici, je vais aller la surveiller. Si je ne le fais pas, tu ne pourras pas te détendre.

Le blondinet marcha lentement sur le chemin en observant la jeune fille. Elle semblait vraiment heureuse. Après avoir posé ses affaires, elle commença à construire un château de sable. Elle prenait son temps, faisait vraiment dans le détail. Aeron était attendri à la vue d'un bonheur aussi simple qui transparaissait sur le visage de cette fille qui le prenait d'habitude de haut. Il eut alors une idée. Il se dirigea vers l'abbaye pour prendre un petit morceau de bois et son couteau. Quand il ressortit, il vit que Seles l'observait du coin de l’œil. Il fit semblant de ne pas le remarquer et se posa sur un rocher et commença à sculpter le morceau de bois, faisant tomber de petits copeaux. Il voyait du coin de l'oeil que la jeune fille l'observait tout en construisant son château. Etait-elle en train de l'analyser ? De le surveiller ? Avait-elle peur qu'il lui dise de rentrer ? Difficile à dire...

Le temps passait. Aeron prenait son temps avec sa sculpture. Cela l'occupait et permettait donc à Seles de s'amuser le plus longtemps possible sans l'avoir sur le dos. Une navette passa pour leur livrer les habituelles caisses de nourriture. Il vit Seles observer le manège avec des yeux plein d'envie. Oui, elle avait envie de partir, mais qui n'en aurait pas envie ? Cependant, elle ne tenta rien. Aeron reçut une lettre qu'il s'empressa d'ouvrir. Elle était d'Alvis. Ce dernier avait été mis au courant de la nouvelle destination d'Aeron aussitôt et voulait demander si tout se passait bien. Le contenu de la lettre était en soi plutôt banal mais cela faisait tout de même plaisir à Aeron de pouvoir lire des choses si anodines dans sa vie si instable. En relevant les yeux, il vit que Seles le fixait depuis tout à l'heure. Elle détourna le regard quand il s'en rendit compte et retourna à son château, l'air digne. Décidément, une vraie petite lady ! Le chevalier retourna à sa sculpture et le temps reprit son cours, la navette s'éloignant vers l'horizon. Quand il eut enfin fini son œuvre, il releva à nouveau les yeux pour voir Seles avec un air de satisfaction sur son visage, un énorme château de sable terminé devant elle. Le chevalier s'approcha et ficha son œuvre au sommet de celle de Seles. C'était un tout petit drapeau en bois qui se trouvait alors tout en haut de la plus haute tour.

-Je n'ai jamais vraiment sculpté le bois, mais j'espère que c'est assez réussi pour ce magnifique château.

Il observa le résultat final et fut plutôt satisfait. Il remarqua alors que le soleil était bas dans le ciel.

-Il se fait tard. Il va falloir aller manger. J'espère que votre après-midi vous a plu, mademoiselle Wilder.



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Mer 8 Oct - 13:49



Sélès Wilder

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    La petite lady semblait très appliquée dans sa tâche, construisant minutieusement chaque partie de son château de rêve avec précision. Elle ne remarqua pas tout de suite son escorte, jusqu'à ce qu'il revienne équipé d'un bout de bois. Intriguée, elle poursuivait son entreprise en lui jetant quelques coups d’œil discrets, comme une petite bête curieuse mais trop farouche pour s'approcher. Lorsqu'il tournait la tête vers elle, elle faisait semblant de ne pas s'occuper de lui, jouant les indifférentes, tellement digne que ce n'en était plus très naturel et même presque burlesque. Elle était pourtant autant intriguée par ce qu'il fabriquait que par sa présence en elle-même. Cet étrange jeune chevalier était bien trop gentil et généreux … ça l'en rendait méfiante. Voulait-il s'attirer quelques bonnes faveurs de son frère ? Ou l'amadouer pour obtenir directement quelque chose d'elle ? Baisser sa vigilance pour mieux pouvoir lui piquer quelque chose ou elle ne savait trop quoi ? Non, il avait l'air honnête pourtant …

Dans l'après-midi, elle qu'elle consolidait les remparts, une navette était venue apporter de la marchandise et en emporter d'autres, distribuant également le courrier. La petite demoiselle observait attentivement le procédé afin de chercher des failles. Elle pourrait facilement se faufiler entre deux navettes et se cacher dans une caisse, oui, ça serait facile. Elle reporta ensuite son attention sur le chevalier, comme si elle était tentée d'essayer son plan tout de suite … Mais il fallait qu'elle s'arme de patience. Le jeune homme avait reçu du courrier et bien qu'elle ne s'y intéressait pas vraiment, elle ne put s'empêcher de rester à l'observer encore un instant, jusqu'à ce qu'il tourne la tête vers elle. La rouquine retourna alors aussitôt à ses travaux, feignant l'ignorance.

Elle finissait de décorer son château de quelques coquillages et attrapa même quelques bigorneaux pour en faire des habitants quand le chevalier approcha finalement d'elle. Elle l'observa avec méfiance, comme s'il était sur le point d'attaquer son château, mais il y déposa simplement un bout de bois en forme de drapeau. Se frottant les mains, la demoiselle se releva et s'épousseta soigneusement avant d'observer le résultat. Elle émit simplement un ''hm'' dubitatif, sans vraiment décrocher de compliment en retour de celui du gentil chevalier.

Hélas, ce compliment s'ensuivit bientôt d'un retour à la réalité. La demoiselle s'était alors tournée vers l'horizon pour observer le soleil disparaître doucement derrière les vagues, maculant le ciel d'un cocktail délicat de rouge, d'orange et de rose. La petite demoiselle semblait déçue que tout cela soit fini, mais elle ne pouvait pas vraiment se plaindre … Au contraire. Elle plongea son regard dans celui du blond, restant tout d'abord parfaitement stoïque. Elle le fixa longuement ainsi, comme si elle était sur le point de lui faire un reproche, comme si elle se sondait. Puis, finalement, comme si elle venait de trouver quelque chose de profondément positif en lui, elle esquissa un léger sourire sincère.

— Oui, merci.

C'était la première fois que quelqu'un d'autre que son frère lui obtenait un tel droit de sortie, personne n'avait osé ou n'avait cherché à s'en donner la peine jusque-là. La petite lady ramassa alors son matériel, observant une dernière fois son œuvre éphémère, que la mer aurait sans doute déjà emporté dans la nuit. Elle reprit alors le chemin de l'abbaye aux côtés de l'aimable chevalier, commençant à regretter d'avoir été si désagréable avec lui. Ce n'est pas vraiment qu'elle avait voulu paraître méchante, c'est juste qu'elle avait été surprise de sa prévenance et que depuis son enfance, on lui avait toujours interdit de parler aux chevaliers Pontificaux … en plus de l'interdiction de qualifier d'élu comme étant son frère. Il avait brisé d'un coup tous ces codes et elle avait craint d'avoir des problèmes à causes de cela … Mais apparemment, ça ne semblait pas plus déranger que cela qu'elle échange quelque politesse avec lui. Elle hésita un instant à lui confier tout cela puis elle se dit que c'était peut-être la moindre des choses finalement.

— Veuillez m'excuser … pour l'autre jour. On m'a toujours interdit de parler aux Chevaliers Pontificaux avant, j'ai eu peur qu'on ait des problèmes, mais je ne voulais pas être méchante …

Elle continuait de marcher à son rythme, sans lui adresser un regard. Difinitivement, ce garçon n'avait pas une tête de Chevalier Pontifical … Il avait plus du noble chevalier blanc des contes de son enfance, gentil, altruiste et généreux. Ce jeune homme … Aeron, peut-être bien qu'il était sorti d'un conte de fée, après tout.



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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Lun 13 Oct - 15:28

Ils marchaient lentement vers l'abbaye. L'atmosphère était beaucoup moins tendue que les autres fois où il avait pu lui parler, et tant mieux. La jeune fille s'excusa de sa rudesse, se justifiant. Aeron accepta les excuses :

-On ne m'a pas interdit de vous parler, et vous ne voudriez tout de même pas être impolie en refusant de me répondre, non ?

Un grand sourire orna son visage pour la fin de sa phrase. Oui, c'était une bonne excuse pour que Seles puisse discuter avec lui sans aller contre les règles. A l'entrée de l'abbaye, une bonne sœur les attendait et leur signifiant avec gentillesse que le repas était prêt. Le temps de se rincer les mains et ils se dirigèrent vers la table pour le repas. Aeron s'installa à la gauche de Seles, mais en laissant un peu d'espace entre eux. Personne ne s'installa entre eux deux. Le repas se fit comme d'habitude dans un calme exemplaire. Le doyen de l'abbaye s'enquit des dernières nouvelles. Apparemment, il y avait une missive du Pontife : l’Élu avait ENCORE disparu pour courir après des filles. Il aurait été vu en train de courir avec une jeune femme dont les signes distinctifs étaient des cheveux noirs et des formes opulentes. Le jeune chevalier remarqua que Seles avait les joues rouges. Se méprenant sur la raison, il tenta de la rassurer en lui murmurant :

-Il s'agit probablement d'une noble qui avait des vues sur lui. Il a dû sauter sur l'occasion pour éviter certaines responsabilités. Il retournera bientôt les assumer. Il est toujours revenu, après tout.

Le pire, c'est qu'il avait probablement raison sur l'identité de la jeune femme, mais il ne pouvait pas savoir que dans la tête de Seles, une toute autre femme lui venait à l'esprit. La rouquine marmonna sa réponse, peu convaincue, apparemment. Le blondinet tenta de d'orienter la discussion différemment :

-Peut-être a-t-il des responsabilités de son côté et qu'il occupe une partie de son temps sérieusement. Cette femme l'aide peut-être à une sorte de mission secrète qu'il s'est donné.

Il disait cela mais lui-même n'y croyait pas une seule seconde. Zelos Wilder était assez connu pour son côté Dom Juan... Une sœur l'arrêta dans son délire :

-Oh si vous saviez en détails ce qu'il fait... ou plutôt ce qu'il sait faire...

-Pardon ? Mais... ma sœur, comment... N'avez vous pas fait vœu de chasteté ?

Toute rouge de confusion, la sœur s'expliqua :

-Non, ce n'est pas moi. On m'a juste raconté assez en détails, et je... Ne me regardez pas comme ça, c'était...

-Je préfère ne rien savoir. Merci quand même.

Face à lui, Aeron voyait le doyen sur le point d'exploser devant un dialogue si... inattendu dans cette abbaye, surtout à table. Un silence de mort régna sur la suite du repas et Seles se leva sans un mot pour partir à sa chambre. Aeron aida à ranger et alla se coucher pour la nuit. Il était inquiet pour Seles, elle semblait vraiment troublée par les dernières nouvelles.



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Jeu 16 Oct - 17:00



Sélès Wilder

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    Il était ironique de voir à quel point elle pouvait mépriser son frère parfois, alors qu'elle l'aimait pourtant tellement. Mais finalement, elle ne le détestait pas vraiment pour ce comportement de Don Juan. Elle le méprisait, ça l'agaçait, elle en avait honte … Mais celles qu'elle détestait vraiment, c'étaient toutes ces filles, comme cette pseudo maudite bonne sœur bonne à rien qui parlait de son frère. De quel droit osait-elle ? Sélès lui aurait bien fait manger sa langue pour lui apprendre, mais elle se contenta de l'imaginer et ça la soulagea un peu. Elle quitta la table inopinément pour retourner dans sa chambre. Cette fille, elle ne lui adresserait plus jamais la parole. Une maudite catin, voilà ce qu'elle était ! Et puis cette stupide brune … Encore elle, sans doute cette sorcière de Mizuho dont son frère lui avait parlé ! Elle la détestait plus que tout ! Un jour elle lui rendrait la monnaie de sa pièce, ça lui apprendra à tourner autour de son frère, à le séduire. Oh, que cela pouvait l'énerver !

Dans sa chambre, la petite renarde commença alors à réparer un petit plan d'action. L'idéal serait de quitter l'abbaye aux premières lueurs du soleil, avec la première navette. Elle veilla jusque tard dans la nuit pour élaborer sa fuite, avide de vengeance. Si seulement toutes ces saloperies de pimbêches ne tournaient pas autour de son frère, il viendrait plus souvent la voir, elle ! Et elle le méritait plus que n'importe quelle autre fille, car ELLE, elle était sa sœur.

Elle se réveilla donc avant l'aube pour se préparer, rembourrant son lit pour faire croire qu'elle dormait encore paisiblement sous les couvertures. Elle passa ensuite par la fenêtre, escalada prudemment le mur pour descendre et alla se faufiler dans une caisse qu'elle savait destinée à Meltokio. Une fois dedans, le tour était joué ! Elle n'avait plus qu'à attendre sagement, et fut sa petite taille, elle put même se permettre le luxe de piquer un somme, pas trop mal à l'aise là-dedans. Elle écoutait attentivement ce qu'il se passait dehors à chaque mouvement et plusieurs longues, très longues heures plus tard, elle entendit le raffut du déchargement et patienta un instant après que sa caisse se soit posée avant d'ouvrir légèrement le couvercle pour regarder ce qu'il se passait. Les marins étaient loin et elle pouvait voir de là le grand pont qui reliait le continent de Meltokio et de Sybak. C'était le moment ou jamais ! Elle sortit vite de là et prit la route vers Meltokio, n'oubliant pas de rabattre son capuchon – assorti à sa tenue – pour camoufler ses cheveux flamboyants.

Elle n'avait jamais autant marché de sa vie et c'est bien éprouvée qu'elle se retrouva aux portes de Meltokio, sa ville natale. Elle se mêla à un groupe de pèlerin pour passer les portes surveillées et aperçu, par le plus grand des hasards, une silhouette violette au loin. Elle la prit en filature pendant un moment, avant de l'embusquer dans une ruelle plus discrète.

— Espèce de sale sorcière, je vais t'apprendre à séduire mon frère ! S'écria alors la rouquine, sortant son épée élémentale de son petit sac à main étoilé.

La ninja sembla plus que surprise et s’enfuit en courant. Sélès la coursa sur quelques mètres, profitant de quelques détours étroits pour la frôler de son arme. Mais la ninja, plus entraînée et rapide – et parce qu'elle trichait ! - fini par la semer en une escalade habile. Sélès resta bredouille au milieu d'un cul de sac, lui criant de revenir pour qu'elle lui règle son compte. Elle voulu repartir à sa recherche, mais au loin, du coin de l’œil, elle entendit un petit groupe de chevalier discuter de sa disparition. Oups, elle était mal. Son seul réflexe fut de filer vite fait pour se diriger vers les quartiers nobles, dans l'espoir de rejoindre son frère.



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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Jeu 16 Oct - 22:53

Aeron s'inquiétait. Le repas était prêt et Seles ne descendait pas. Ils avaient essayé de l'appeler mais rien n'y faisait. Après un moment, Aeron monta lui-même, ignorant les protestations des bonnes sœurs. Il toqua doucement à la porte, puis avec plus de conviction tout en l'appelant.

-Bon, Seles, j'entre !

Il ouvrit la porte, centimètre par centimètre avant de voir qu'il y avait une forme dans le lit. Il se demanda si la jeune fille était malade.

-Seles, vous vous sentez bien ?

Le blondinet approcha lentement et appuya avec sa main là où aurait dû se trouver l'épaule. Il ne rencontra que quelque chose de mou. Pendant une seconde, il se dit qu'il avait mis sa main au mauvais endroit, mais il comprit bien vite que Seles n'était pas là. Il souleva la couverture pour en avoir la confirmation. Si Seles avait camouflé son absence, c'est qu'elle comptait partir. Et pas juste partir de sa chambre mais bien de l'île. Redescendant précipitamment les marches, Aeron expliqua la situation à ceux qui s'inquiétaient.

-J'irai la chercher, elle a dû profiter de la dernière navette pour partir. Cherchons dans l'abbaye, la prochaine navette devrait arriver dans un quart d'heure.

Le quart d'heure passa bien vite, mais ils durent bien se rendre à l'évidence : la jeune fille avait bien utilisé la navette précédente qui a dû la déposer près de Meltokio. La navette suivante arriva et le chevalier aida à décharger les quelques marchandises et sauta dans le navire. Il demanda aux marins d'accélérer le plus possible, prétextant une mission au nom de la Garde Pontificale. A cause de cela, il avait dû garder cette lourde armure qui le ralentirait ensuite. Le voyage ne fut pas si long qu'Aeron l'avait craint. Ils étaient arrivé une heure ou deux après la navette précédente. Un marin le précéda au sol en prétextant qu'il avait un message urgent à porter. Le blondinet le regarda partir au pas de course avec une enveloppe à la main. Il réalisa alors ce qu'était l'enveloppe ! Son collègue de la Garde n'avait pas protesté et avait même aidé à décharger la cargaison de la navette. A tous les coups, il avait demandé à un marin de prévenir des gens sur place. Cela lui permettrait de rejeter la faute sur Aeron et qui sait, peut-être d'échapper à la monotonie de l'île ensuite.

Le blondinet se mit à courir à son tour, réfléchissant à toute vitesse. Quoiqu'il fasse, il arriverait probablement après le marin, ce dernier étant plus musclé au niveau des jambes et n'ayant pas l'armure comme charge supplémentaire. Si le chevalier perdait le temps d'enlever l'armure, il ne gagnerait pas beaucoup de temps et s'il devait marchander avec d'autres membres de la Garde Pontificale, il ne serait pas crédible sans son armure. Il ne retira donc que le casque qu'il garda au bout de la main. La course sembla durer éternellement dans la chaleur de l'armure. Mais après un moment, il arriva en vue des portes. Il remit son casque et marcha simplement pour entrer dans la ville. Personne ne lui posa de question. La première chose à faire était de chercher Seles dans tout cet immense espace. S'il y avait un endroit où elle voudrait aller, ce serait à la maison Wilder. Le blondinet s'y dirigea donc alors qu'il voyait d'autres membres de la Garde chercher quelqu'un également.

Il arriva au quartier noble sans avoir trouvé qui que ce soit qui puisse correspondre à Seles Wilder. D'après les souvenirs du chevalier, la maison Wilder n'était pas très loin. Il remarqua la silhouette devant cette maison au moment où il reconnut la façade. Quelqu'un avec un manteau de voyage et une capuche rabattue sur la tête se trouvait devant la maison et attirait les regards. Il n'y avait pas grand monde pour oser se montrer dans un quartier chic avec ce genre de tenue. Il s'avança vers la personne qui semblait hésiter à entrer par la grille du manoir des Wilder. Au moment où il allait l'atteindre, deux chevaliers pontificaux qui passaient sans trop faire attention se demandèrent qui pouvait bien être cette personne.

-Eh ! Vous ! Qu'est-ce que vous faites ici dans cette tenue ?

Et sans autre forme de procès, le garde abaissa la capuche... pour reconnaître Seles Wilder. Aeron dut improviser et prit les deux soldats de court :

-Cette demoiselle est sous ma responsabilité. Je l'ai amenée ici sur ordre de l'Elu ! Elle est sensée rester ici une nuit pour raisons confidentielles.

-Etrange, nous avons eu un message comme quoi elle avait disparu de l'abbaye.

-Probablement un gros balourd qui n'a pas écouté quand on lui a dit qu'elle allait être emmenée. Bref, je m'occupe d'elle, bonne journée.

Sans leur accorder un autre regard, Aeron posa une main sur l'épaule de Seles pour l'entraîner vers la grille qu'il ouvrit. Maintenant qu'il avait sorti cette excuse, il n'eut d'autre choix que de toquer à la porte du manoir. La jeune fille semblait vouloir se dérober de la poigne gentille, mais ferme qu'elle avait sur l'épaule.

-Seles, c'est Aeron. Vous avez vos raisons pour avoir fui l'abbaye, nous réglerons tout ça quand vous serez rentrée, mais pour l'instant, il vaut mieux éviter de faire un scandale, je doute que mes collègues soient très compréhensifs.

Pourquoi la couvrait-elle comme cela ? Tout simplement parce qu'il pouvait la comprendre dans ce besoin qu'elle avait de s'évader. Une autre raison était qu'il aurait des problèmes si la nouvelle de son évasion arrivait dans l'oreille de ses supérieurs. Ces pensées tournaient encore quand un majordome ouvrit la porte pour leur apprendre que Zelos n'était toujours pas rentré. Seles décocha un grand sourire au majordome en expliquant qu'on l'avait autorisée à passer la nuit ici. Il n'y a pas à dire, c'est qu'elle s'adaptait vite, la petite ! Elle savait saisir une occasion qui se présentait. Le blondinet expliqua qu'il était sensé surveiller la jeune fille pendant son séjour et il put rester dans une chambre de l'étage inférieur. Cela suffisait au jeune homme. Il y avait peu de chance que Seles cherche à s'enfuir du manoir des Wilder. Aeron espérait pouvoir éviter le retour de Zelos Wilder. Heureusement pour lui, le coureur de jupon était au même moment occupé dans une autre maison et y passerait la nuit d'intense plaisir. En attendant, il ne savait pas comment faire avec la rouquine qui le fixait d'un air méfiant...



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Sam 18 Oct - 12:09


Sélès Wilder

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    Sélès détestait vraiment les chevaliers Pontificaux, tous des grosses brutes sans cervelle. Elle crut bien devoir en découdre lorsque l'un d'eux l'interpella, la saisissant pour abaisser son capuchons avec la délicatesse d'un sanglier enragé. En plus, il osait critiquer sa tenue ! Elle portait peut-être un capuchons de voyage, mais elle n'en restait pas moins élégante, notre petite lady. Elle jugeait déjà son interlocuteur d'un regard mauvais, tel un chaton prêt à sortir les griffes, gardant toujours ce petit air noble et digne qui pouvait la faire paraître supérieure à n'importe qui et ce, malgré sa petite taille, son jeune âge, sa bouille ronde et sa race bâtarde. Tout était dans les manières. Sa mère avait beau être originaire des quartiers les plus modestes – pas autant que les bidonvilles – elle n'en avait pas moins eu, elle aussi, des airs de grande lady, délicate et gracieuse. Sélès avait de qui tenir.

Heureusement pour elle, un autre chevalier intervint. Elle eut du mal à le reconnaître puisque son visage était caché derrière son casque et que sa voix était légèrement déformée par l'écho du métal, mais lorsqu'il posa sa main sur son épaule pour l'accompagner jusqu'à la demeure de l'élu, elle fut vite fixée. D'autant plus qu'il n'y avait pas deux gardes Pontificaux pour lui sauver ainsi la mise. Elle n'en tentât pas moins de se dérober, toujours aussi farouche. Le chevalier s'efforça alors de la calmer pour confirmer son identité et la demoiselle ne pipa mot, choisissant de rester sage. Peut-être que cela lui permettrait de voir son frère, en plus.

Raté. Il n'était pas là. La déception se fit aussitôt sentir sur la mine dévastée de la petite lady et malgré tout, Sebastien, le majordome, les laissa entrer. Ce n'était pas comme si elle ne le connaissait pas, elle l'avait déjà vu plusieurs fois étant petite et il était proche de Tokunaga, son précepteur. Ce dernier ne tarderait sans doute pas à la retrouver également d'ailleurs.

La demoiselle explora sagement le manoir de son frère, s'arrêtant un instant sur le grand portait de la femme que sa mère avait tellement maudit. Sélès la fixa longuement et même si dans l'histoire, c'était bien cette pauvre femme la victime, elle ne pouvait s'empêcher de la mépriser. Elle savait qu'elle n'avait jamais aimé son père et que c'était réciproque. Pourtant, les parents de Sélès, eux, s'aimaient vraiment … C'est ce que sa mère lui avait toujours dit et personne ne l'a jamais contredite. Avec ce mépris se mêlait la culpabilité, car le crime de sa mère pesait encore sur ses épaules … et il pèserait toujours sur elle.

Se détournant du portrait, elle préféra poser les yeux sur Aeron, l'observant d'un air sceptique, presque méfiant. C'était la première fois qu'elle avait affaire à un inconnu aussi bon et attentionné, cela paraissait bien trop beau pour être vrai. Elle l'observait donc comme une petite créature étrange, comme si elle cherchait à percer son mystère. Elle se rapprocha alors de lui et s'installa sur sur une chaise capitonnée à coté de lui. Cela lui donnait des airs de poupée décorative, très élégante.

— Comment vous m'avez retrouvée si vite ? Demanda-t-elle alors, bien que cela ne dut effectivement pas être très difficile … Sa destination était assez prévisible, même si à la base, elle n'avais pas tout à fait fui pour rejoindre le manoir de son frère. Et pourquoi est-ce que vous m'avez aidée plutôt que de me ramener aussitôt, comme l'aurait fait n'importe qui ?



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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Souvenirs d'une vie à l'abbaye [PV Seles]   Mer 22 Oct - 22:25

Il l'avait regardée se promener dans le manoir et observer le tableau de la mère de l’Élu. Aeron ne l'avait rencontrée qu'une seule fois de son vivant et il n'en avait pas gardé un très bon souvenir. Elle semblait détester les enfants. Il regarda la petite rouquine se retourner. Elle était vraiment belle. La mère de Seles devait être une très jolie femme également de son vivant. Mais évidemment, il n'y avait pas de tableau d'elle dans ce manoir. La jeune fille se posa sur une chaise à côté de lui. Elle rompit le silence de sa petite voix.

— Comment vous m'avez retrouvée si vite ? Et pourquoi est-ce que vous m'avez aidée plutôt que de me ramener aussitôt, comme l'aurait fait n'importe qui ?

Le blondinet soupira. Oui, elle lui demanderait forcément de se justifier. C'était à parier. Il s'exprima à mi-voix, sans oser la regarder. Il n'aimait pas trop parler de lui.

-J'ignore pourquoi vous êtes venue ici, mais il était évident qu'à partir du moment où des gardes vous rechercheraient, vous viendriez ici, que ce soit votre destination d'origine ou non. On veut toujours se tourner vers ceux en qui on a confiance quand on est dans la panade. Pour vous, c'est votre frère.

Aeron se demanda un instant... Si lui est dans la panade, vers qui se tournera-t-il ? Sa famille n'apparaîtrait pas dans la liste de ceux vers qui il pourrait se tourner, non. A ce moment, il se rendit compte que malgré la situation peu enviable de Seles, il était jaloux. Jaloux qu'elle ait un frère sur qui compter.

-Quant à la raison... Vous savez, si j'ai appris quelque chose dans mon enfance, c'est qu'une cage, même dorée, reste une cage. Un oiseau en cage voudra toujours s'envoler. On peut utiliser beaucoup de prétextes, mais à l'arrivée, notre meilleure raison restera toujours un besoin de liberté. Ensuite, si je vous avais ramené sans rien dire, vous n'auriez voulu qu'une chose : fuir quoiqu'il arrive. De plus, j'aurais eu des soucis derrière. Si je prétends que l'escapade était prévue et que vous deviez venir ici, personne n'aura de soucis, ni vous, ni moi.

Il avait prétexté des intérêts personnels mais sur le coup, il n'avait pensé qu'à elle... Pourquoi tant d'intérêt pour elle ? Parce qu'elle lui rappelait son propre besoin d'évasion ? Il ne fallait pas qu'il s'attache trop à elle. Il avait déjà en tête son plan d'évasion. Il partirait seul. La prendre avec lui serait trop dangereux. Un mouvement attira son attention alors qu'il réfléchissait. Seles avait un air un peu vexé alors qu'elle allait probablement dans la chambre qui lui était attribuée. Aeron espérait qu'elle ne ferait pas d'histoire même si elle ne pourrait peut-être pas voir son frère. Un tableau représentait Zelos sur un des murs. Aeron le fixa et marmonna :

-Un frère sur qui compter, hein ? J'imagine que ça peut être bien, parfois...



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