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 La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]

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Carnet de voyage
Titre: Poupée Brisée
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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Jeu 30 Juil - 11:24





Sélès Wilder

Little fox





    La petite lady suivit donc ses deux chevaliers calmement et sagement, toujours avec ce petit air renfrogné parfaitement naturel en raison de son état de santé qui la conservait dans un état nauséeux particulièrement désagréable. Elle s'efforça de faire attention au chemin emprunté malgré tout, si jamais ils venaient à être séparés, il faudrait qu'elle retrouve vite son chemin, alors il valait mieux qu'elle prenne ses repaires dès maintenant. Le cœur de la petite rouquine, pas mal anesthésié par son état, s'emballa tout de même d'une pointe d'appréhension lorsqu'elle vit cette femme qui semblait susciter tant d'inquiétude chez les deux garçons. Sans doutes une de ces commandantes dont avait parlé Aeron … elle ne se souvenait plus de leur nom, elle n'avait pas envie de s'en souvenir, elle était bien trop lasse pour ça. Elle crut bien que son cœur allait lâcher lorsque son frère fit soudainement un boucan du diable, attirant sur eux toute l'attention de celle qu'ils devaient pourtant éviter à tout prix.

Se mordant l'intérieur de la joue sous l'effet du stresse, la petite rouquine se tourna en même temps que son escorte vers la dame immaculée. Les jolis yeux clairs de la bâtarde se firent glaciales en se posant sur celle qui pourrait bien mettre un terme à leur plan dès maintenant et c'est donc avec un air farouche empli de mépris qu'elle la fixait. Cette femme osa ensuite déballer un long discours à la petite lady, comme quoi tout cela n'avait rien de personnel. Non, bien sûr que non, ce n'était pas personnel ! Si seulement tout ça pouvait l'être, Sélès serait en mesure de comprendre, mais comme le disait si bien cette femme profondément antipathique, Sélès n'était coupable de rien, elle n'avait rien demandé et on lui voulait quand même du mal. Qu'est-ce qu'elle croyait, franchement ? Qu'elle serait pardonnée parce que ''cela n'avait rien de personnel'', que Sélès ne lui en voudrait pas ? C'était justement pour cette raison qu'elle était d'autant plus condamnable. La petite demi-elfe n'aurait jamais pensé être encore assez en forme pour haïr à ce point et si elle avait pourtant l'air parfaitement désinvolte, c'était bien l'envie de lui arracher la jugulaire avec les dents qui la démangeait.

— Vous voudriez que je parle vite pour vous éviter de vous salir les mains et la conscience ? Lança alors la demoiselle d'un ton si las qu'il en était provoquant. Ne comptez pas sur moi pour vous faire ce plaisir.

Même si Sélès savait que le plan ne laisserait le temps à personne de lui faire du mal, elle était sincère. En quelque mots, cette fille avait réussi à s'enterrer au plus bas de son estime. Cette fille était le genre de monstre qui encourageait la situation précaire dans laquelle étaient cloîtrés les demi-elfes ; ''rien de personnel'' qu'ils disaient, ''juste des exécutants'', se défendaient-ils. Ceux-là n'étaient pas mieux que les racistes commanditaires, peut-être pas pire, disons que cela se valait aux yeux de Sélès. Les ''exécutants'', c'étaient eux qui avaient le sang sur les mains, c'est eux qui commettaient les crimes que les leaders n'osaient pas faire eux-même, pour ne pas se salir. Mais faire du mal aux gens en se cachant derrière le simple prétexte qu'ils n'étaient que des exécutants n'étaient pas plus honnête.

Sélès détestait cette femme qui se moquait ouvertement d'elle en jouant les empathiques qui lui veut du bien. Elle la détestait autant que le Pontife et à juste titre. Ainsi, même si elle se savait en sécurité, elle était parfaitement sincère. Si jamais tout cela tournait mal, si jamais Aeron et son frère venaient à être séparés d'elle et qu'on l'attrape … ils pourraient lui faire tout ce qu'ils voudront, elle ne parlerait jamais. Elle les laisserait montrer leur véritable visage, eux, les monstres.  … de véritables monstres. Un jour, lorsqu'elle était encore enfant, peu de temps après le décès de sa mère, Sélès avait posé cette question à son tuteur : comment reconnaît-on un monstre d'un simple animal ? Ce bon vieux Tokunaga lui avait alors répondu ''les animaux ne tue que pour se nourrir ou se défendre, les monstres tue sans raison''. Sélès se souvenait alors parfaitement s'être demandé … si les humains n'étaient pas tout simplement des monstres. Eux qui avait tué sa mère … Eux qui voulaient tuer tant de gens … sans aucune raison.

Heureusement, l'insolence de Sélès ne fut pas relevée, sans doute projetait-on de lui faire payer plus tard. Elle suivit docilement son frère à l'intérieur des appartements du Pontife, Aeron restant à la porte sous les ordres de la fille aux cheveux blanc dont elle avait oublié le nom. Toujours nauséeuse, elle ne fit pas vraiment attention à ce qui les entourait et se contenta de chercher la silhouette de ce gros fourbe de moustachu. Il se leva pour s'approcher dès qu'il remarqua leur présence, ne tardant pas à fanfaronner de cette victoire qu'il n'avait même pas remporté lui-même. Sélès fronça les sourcils dès qu'il la désigna comme bâtarde et se tut le temps de son petit discours. Puis son frère prit les choses en main …

Comme il l'avait lâché pour s'occuper du Pontife, Sélès ne tarda pas à sentir ses jambes bien faibles et alla donc tranquillement prendre place sur ce fauteuil qui avait l'air si confortable … et il l'était ! Elle assista ensuite au déferlement de la rage de son frère … qu'elle avait rarement vu ainsi. Personne ne l'avait sans doute jamais vu ainsi d'ailleurs … Et malgré la violence de la scène, Sélès ne put s'empêcher d'être touchée en se rendant compte que si Zélos était si en colère … c'était parce qu'il l'aimait. Cependant, alors que Zelos était sur le point d'enfin embrasser sa vengeance, alors qu'il demandait justement une raison, une seule de ne pas franchir le pas … Sélès ne put s'empêcher de penser qu'il en voulait une. Qu'il en désirait vraiment une … Alors, elle repensa à la différence entre les monstres et les animaux … la vengeance … était-ce une raison valable pour ôter la vie de quelqu'un ? Elle qui à l'instant, avait désiré étriper quelqu'un juste pour un discours inapproprié se disait que finalement … ils ne devraient peut-être pas s'abaisser à cela.

Elle avait ouvert la bouche pour arrêter son frère quand un bruit sourd se fit entendre. Elle se leva, surprise, regarda un instant vers la porte, puis posa les yeux sur son frère.

— Aeron ?

Sans vraiment réfléchir, elle se dirigea vers le bruit, ne pensant pas qu'il serait définitivement suspect de la voir sortir comme ça. Elle tendit la main vers la poignée, n'oubliant pas son raisonnement précédent … Ils étaient venus pour tuer le Pontife, mais elle était à présent résolue à ne pas laisser son frère se salir les mains ainsi … assassiner ce rat ne leur apporterait rien de bon. Il fallait prouver sa culpabilité, l'obliger à l'avouer et le mettre à genou devant la princesse Hilda pour l'obliger à faire face à la justice. Si la justice décidait qu'il devait mourir, alors ainsi soit-il … mais un assassina ne leur apporterait rien de bon. En attendant, elle venait tout juste de poser ses doigts sur la poignée quand soudain …

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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Dim 2 Aoû - 17:54

Aeron regardait Selvaria s'éloigner avec un soulagement qu'il dissimula tant bien que mal. Tant qu'elle et Lissa discutaient loin et ne posaient pas de question, ça irait. Seles et Zelos entrèrent dans le bureau du Pontife et il ne s'écoula pas beaucoup de temps avant qu'Aeron distingue vaguement la voix étouffée du Pontife, surpris. Zelos avait dû révéler son identité direct. C'était probablement le mieux à faire. Plus vite ils feraient ce qu'ils avaient à faire, mieux ce serait. La posture que le blondinet adoptait était celle qui était revenue instantanément, par réflexe. Un corps militaire, ça vous donnait des habitudes, c'est un fait. Il n'osait pas tourner la tête, mais il pouvait distinguer que la discussion des deux femmes n'était pas des plus calmes. On dirait que Lissa Davri avait été prise au dépourvu, mais le déserteur n'osait pas tourner la tête. Il valait mieux rester dans l'ignorance et éviter d'attirer l'attention, aussi forte que soit la curiosité. Il fallait attendre, ne pas faire de bruit, ne pas bouger, ne pas faire de bruit, ne pas...

Attendez, ce sont elles qui bougent, là ? Elles approchent... Mais non ! C'est pas juste, il n'a rien fait pour attirer l'attention ! Après une attente qui lui sembla durer une éternité, il vit les chevelures claires devant lui. Elles s'arrêtaient devant lui, que faire ? Il ne pouvait pas les laisser rentrer, non. Pour le moment, il valait mieux rester immobile. Lissa Davri fut la première à s'exprimer :

-Soldat, qui t'a ordonné d'amener la prisonnière directement à ce bureau ?

-C'est le capitaine Veyer, madame ! Je ne fais qu'obéir aux ordres, je vous prie de me pardonner, madame !

Les derniers mots étaient sortis tout seuls... Aeron se rappela cette fois où la commandante l'avait arrêté dans une activité et qu'il s'était excusé de la même manière. Elle lui avait bien dit : le nombre de gardes qui s'excusent de cette manière envers elle sans qu'elle ne les ait punis avant se comptaient sur les doigts d'une main. Oui, la plupart des membres de la Garde Pontificale étaient plutôt du genre misogynes. Se maudissant intérieurement, Aeron tenta de ne rien faire qui risquerait d'attirer encore plus l'attention. Cependant, c'était trop tard : après un silence qui inquiéta même Selvaria Bles qui s'étaient tournée à son tour vers la commandante, cette dernière s'exclama, les yeux écarquillés, tout en lâchant un énorme tas de paperasse qu'elle avait en main :

-Aeron Valerius !

Et voilà ! Champion pour briser sa couverture ! Sa politesse le perdra ! Restant d'abord figé, ne sachant que faire, Aeron eut un bon réflexe quand, après quelques secondes de surprise, Selvaria Bles dégaina sa rapière et donna un coup dans le même geste : il leva la hallebarde et para le coup. Dans la panique, il poussa les deux femmes en y mettant tout son poids et celui de l'armure. Il n'avait aucune chance face à ne serait-ce que l'une des deux en combat dans ces conditions. L'armure le ralentissait et ses deux adversaires savaient où étaient les failles de cette carapace qui devenait dès lors plus un fardeau qu'une protection. Heureusement, la surprise lui avait permis de renverser les deux femmes qui tombaient maintenant en arrière. Lâchant la hallebarde, le blondinet se précipita vers la porte du bureau, l'ouvrant à la volée. Il sentit une résistance mais ne s'en préoccupa pas. Le poids de l'armure l'aidait à pousser n'importe quel poids qui pourrait gêner l'ouverture de la porte. A peine entré, il referma la porte en mettant tout son poids dessus pour la bloquer. Il leva les yeux, vit Seles contre le mur d'en face. Elle avait dû tomber d'une manière ou d'une autre. Près du bureau, il vit Zelos et le Pontife du coin de l’œil.

-Zelos, ramène le bureau du vieux moustachu ! J'ai besoin de quelque chose pour bloquer la porte, ça aidera !

Pendant qu'il finissait sa phrase, il y avait déjà des coups qui étaient portés sur la porte. Heureusement, c'était une porte épaisse et solide justement pour la protection du Pontife. Cela jouait en leur faveur, mais pour combien de temps ?



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Selvaria Bles PNJ
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Ven 14 Aoû - 15:40

Lissa Davri était sur la défensive, rien d'étonnant à cela. Les deux femmes échangeaient rarement des courtoisies. Selvaria pensa tourner autour du pot mais finalement, aller droit au but serait plus simple et plus efficace.

-Madame la commandante de la garde, comme vous avez dû vous en douter, j'ai mené ma petite enquête sur vous, d'abord avant de vous nommer à ce poste, mais même après.

-Et ? Quelque chose à signaler ?

-Comment pensez-vous que réagirait son excellence s'il savait qui étaient vos parents biologiques ? Les deux, je veux dire, pas seulement votre ascendance noble. Il est vrai que votre famille a tout fait pour cacher ces petites opérations pour cacher ce que vous avez dans le sang, comme pour les oreilles. Vous avez été choyée et très bien prise en main, je dois le reconnaître.

-De toute évidence, votre enquête a porté ses fruits. Que voulez-vous ? Pourquoi me dites-vous cela ?

Lissa Davri était une femme intelligente, Selvaria devait le reconnaître. Elle avait immédiatement compris qu'il ne servait à rien de nier les faits, et que si la garde du corps lui en parlait, c'est qu'elle avait quelque chose derrière la tête. Décidément, aller droit au but avait été un bon choix. On voyait bien que Lissa avait envie de dégainer son arme mais non seulement elle avait les mains prises par une pile de paperasse, mais elle savait que sa petite épée était plus là pour la décoration que pour le combat. Son arme de prédilection était une lance et ce n'était pas pratique de l'avoir avec soi dans les couloirs. Face à Selvaria dans la rapière était l'arme favorite, elle n'aurait eu aucune chance. Ajoutez à cela toutes les complications que cela aurait entraîner, et vous avez les raisons du calme apparent qu'on aurait pu prêter à Lissa Davri, vu de loin.

-C'est simple. Vous savez que je sais. Je n'ai rien de particulier contre les demi-elfes, je ne fais que suivre les ordres du Pontife quand c'est nécessaire. Les choses sont claires, maintenant : une seule action louche de votre part et vous avez la capitale entière à dos. En attendant, tant que vous restez fidèle, vous n'aurez rien à craindre. J'ai plus d'intérêt pour la capacité des hommes et femmes qu'à leurs origines.

Lissa sembla réfléchir à sa situation, puis hocha simplement la tête, les lèvres pincées. La situation ne lui plaisait pas, mais elle semblait l'accepter. Après un instant de silence, elle pointa du doigt en direction du garde seul devant le bureau du Pontife :

-Il se passe quelque chose ? Il ne me semble pas qu'il y ait de garde en faction juste ici, depuis que son Excellence se soit plainte du bruit des armures.

-Ah oui, je les ai croisés juste avant, mais ils ont enfin capturé Seles Wilder. Ils avaient apparemment pour ordre de la mener directement au Pontife.

-Cela ne correspond pas à mes ordres...

Sans même avoir besoin de se concerter, les deux femmes marchèrent jusque devant le garde. Celui-ci semblait tendu mais cela peut passer pour une réaction normale devant Lissa Davri et Selvaria Bles, les deux femmes les plus craintes par la garde. La garde du corps observa l'échange entre la commandante et son subordonné, mais quelque chose clochait. La plupart des gardes prononçaient le moins de mots possible, espérant éviter d'avoir à parler plus longtemps avec leur supérieure sévère. Celui-là s'était confondu en excuse, ce n'était pas courant... C'est alors qu'elle entendit le nom. Aeron Valerius. Le déserteur. Celui qui s'était enfui avec Seles Wilder. Les engrenages s'emboîtèrent dans la tête de Selvaria. L'autre garde était probablement Zelos Wilder et ils en avaient après le Pontife. Sans même réfléchir plus loin, Selvaria dégaina son épée dans un geste large qui avait pour but de frapper en même temps son adversaire, mais le bougre était rapide pour parer. Folle de rage de s'être faite embobiner, la femme tenta de frapper à nouveau et fut surprise quand l'homme les poussa toutes les deux, laissant tomber la hallebarde sur eux ensuite. Elle ne put que se jeter sur la porte qui se refermait devant elle. Juste avant que la porte se referme, elle aperçut Zelos Wilder et le Pontife côte à côte. L'homme moustachu avait une expression de terreur sur le visage. Les deux femmes tentèrent d'enfoncer la porte ensemble mais elle tenait bon.

-Appelle quelques uns de tes gardes, qu'ils prennent quelque chose pour servir de bélier, nous devons sauver son Excellence !

Lissa Davri ne discuta pas. Elle savait qu'il n'était pas temps de se disputer sur qui commandait qui et elle avait apparemment fait d'Aeron Valerius une histoire personnelle depuis sa désertion.
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Carnet de voyage
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Zelos Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Mar 1 Sep - 14:25

[Hors RP : Ayé madame, j'ai posté, et désolée du retard *dit-elle en se frottant les fesses*]




Vengeance contre le Pontife

Feat Aeron & Sélès

 Man, I rule ! I'm so cool !

Leur mission ne se passait pas du tout comme ils l'avaient prévu. Il n'avait eu que très peu de temps avec le Pontife avant qu'Aeron entre en trombe dans le bureau. D'ailleurs, il était rentré avec une telle force que Sélès, qui tentait tant bien que mal de bloquer l'entrée en pensant qu'il s'agissait des deux harpies, avait fait un magnifique roulé-boulé ! Le rouquin a failli se précipiter à son chevet pour vérifier qu'elle ne s'était pas blessé, mais il avait encore le Pontife sous son joug. Voyant qu'il s'agissait du blondinet, il savait qu'il allait lui porter secours -bien que la lady s'était rapidement relevée et rougissait. De honte ou de colère, c'était le chevalier qui allait en faire les frais pour une fois !

- Zelos, ramène le bureau du vieux moustachu ! J'ai besoin de quelque chose pour bloquer la porte, ça aidera !

Il ne se le fit pas dire deux fois. Pointant toujours sa lame sur la gorge de l'homme de Foi, il l'invita "cordialement" à y mettre du sien et l'obligea à pousser le bureau jusqu'à la porte. Vu la taille du meuble, cela devait être très lourd, et deux femmes, aussi gradées soient-elles, ne pourraient rien faire pour défoncer la porte du bureau. Reculant alors de quelques pas, il ne leur restait plus qu'à accomplir ce pour quoi ils étaient venus : tuer le Pontife.

Zélos était debout devant son ennemi, qui s'était affalé par terre, soufflant et transpirant comme un boeuf. Il avait son épée en main et un seul geste à faire pour en finir avec toute cette histoire. Puis ils iraient à Sylvarant et ils vivraient une vie paisible. Et il reverrait Sheena aussi...
Mais, malgré tout ce qu'il avait enduré, il hésita. Cet homme, ce gros porc raciste et mégalomane mérite-t-il de crever ainsi ? En y réfléchissant, certes ce n'était pas l'envie qui lui en manquait, mais dans de telles circonstances, le Pontife passerait plus comme un martyr, froidement assassiné dans ses propres locaux par des traitres, des fugitifs condamnés à mort. Ce n'était pas ce qu'il voulait, non. Zélos voulait que le Pontife souffre comme lui a souffert de ses agissements. La mort arrivera sûrement, mais avant, il fallait que tout le monde sache quel être abject il était réellement.

- Aeron, passe-moi la corde du rideau. Nous allons l'attacher pendant que nous cherchons quelques informations dans son si beau bureau. Sélès, tu te sens capable de le surveiller ?

A cette question, la jeune demoiselle reprit ses bonnes vieilles habitudes, ne se laissant pas démonter par la situation assez critique dans laquelle ils étaient embarqués. Elle gonfla ses joues, prit une mine de gamine frustrée et lui lança quelque chose comme quoi qu'elle était capable de bien plus, et que s'il lui demandait de faire une autre tâche ingrate de ce genre c'était lui qui allait se retrouver attaché et bâillonné à sa merci. C'était bon de voir qu'elle gardait son sang-froid dans une telle situation.
Sans plus attendre, l'héritier Valerious avait récupéré plusieurs cordage servant à tenir les rideaux ouverts et, à eux trois, ils attachèrent vigoureusement le Pontife. Ils avaient tellement serrés les liens qu'il ressemblait à un gros jambon prêt à être découpé. La rouquine alla alors chercher un siège et se posta devant lui, son sac posé sur ses genoux.
Aeron demanda alors à l'ex-Elu ce qu'il devait chercher exactement, même s'il devait en avoir une petite idée.

- Tout ce qu'on pourra trouver sur des agissements suspects du Pontife. Ordre de mission, contrats d'assassinats, certificat de vente, rapports. Tout ce qui mentionne le Roi de Tesséha'lla, la princesse Hilda et... Il marqua une pause, pensant à la ninja. Et ce qui mentionne mon nom, le tien, celui de Sélès et Sheena Fujibayashi.

Ils se mirent donc à ouvrir les tiroirs et fouiller la paperasse si bien classée du Pontife. Derrière la porte, ils entendaient Selvaria Bles parler à Lissa Davri. De quoi ? Les portes étaient si épaisses qu'ils ne percevaient qu'un simple chuchotement. Mais il était indéniable que le temps était compté. Elles allaient sûrement faire venir des renforts, voire un bélier et défoncer l'entrée.
Derrière eux, le gros homme n'arrêtait pas de proférer des menaces à leur sujet. Un coup ils allaient être décapité en public, un autre ils seraient torturés jusqu'à l'agonie dans les cachots du Colisée et serviront d'exemple aux autres prisonniers. C'était une vraie pipelette, qui l'eut cru ?! Malgré tout, cela commençait à fortement énerver le Don Juan car, à cause d'entendre ses débilités, il en perdait le fil de ses recherches. Il venait de fouiller trois fois le même tiroir quand, d'un coup, le silence tomba après un VLAN assourdissant. Étonnés, Aeron et Zélos se retournèrent et virent le Pontife amorphe, visage contre terre, tandis que Sélès était debout, son fameux sac à la main. Les deux hommes ne tardèrent pas à deviner ce qu'il s'était passé et reprirent leur activité derechef. Il n'y avait pas à le nier, Sélès avait du sang Wilder qui coulait dans ses veines, et pas qu'un peu !

Le duo venait de trouver quelques papiers intéressants où certains noms familiers apparaissaient. Ils ne prirent pas le temps de les lire, car derrière le bureau un bruit sourd de cliquetis et de raclement se fit entendre. Ils se regroupèrent vers le fond de la pièce, les garçons soutenant le Pontife assommé.

- Aeron Valerious, Zélos et Sélès Wilder ! C'était la voix de Selvaria, utilisant sans doute un porte-voix. Nous savons que vous êtes ici ! Vous n'avez aucun moyen de vous en sortir vivant, sauf si vous vous rendez et que vous laissez vivre le Pontife. Ouvrez les portes !

Qu'allaient-ils faire ?! Existe-t-il un passage secret dans le bureau du Pontife qui pourrait leur être utile ? Ca, Zélos n'en avait aucune idée. C'était possible, vu que le bâtiment était rattaché au château, mais où était-il ? Et puis, ils n'avaient plus le temps de le chercher. Ils avaient été repérés trop rapidement.

- Soit. Nous entrons de force !

Et elle commença un décompte. A chaque chiffre, une grosse masse s'abattit sur la double porte. A chaque coup, elle tremblait. A la fin du décompte, elles cèderaient. Sélès tourna vers lui un regard rempli d'inquiétude et elle lui serra la main. Le grand frère la serra contre lui et lui susurra de ne pas s'inquiéter, qu'ils s'en sortirait. Se tournant vers Aeron, il remarqua ce regard, celui qu'il avait lorsqu'il réfléchissait à toute allure. A sa tête, ses plans ne semblait pas se dérouler avec leur survie à tous les trois...

- Et si on tentait le bluff ? La prise d'otage et sortir avec le Pontife ? proposa-t-il au blondinet.

C'était une possibilité qui lui état venue d'instinct, mais allait-elle fonctionner ? Au moins il lui avait proposé quelque chose, car le cerveau de la bande, ce n'était pa Zélos -loin de là, même s'il lui arrivait d'avoir des coups de génie. Non, l'intellectuel ici, le stratège, c'était Aeron. Tout reposait sur lui à présent.

Et les portes s'ouvrirent à la volée dans un vacarme assourdissant, projetant quelques morceaux de bois dans la pièce.




© Kinotto de LG.

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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Mar 1 Sep - 17:53






Sélès Wilder

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    Et BIM dans le pif ! La petite lady fit un majestueux vol-plané avec atterrissage extrême sur les fesses. Et c'est là qu'on aime les jupes bouffantes et les jupons ! Sans quoi elle se serait peut-être bien cassé le coccyx en plus du nez. Enfin, son nez allait plutôt bien en fait, heureusement, il ne saignait pas, alors c'est qu'il ne devait pas être cassé. Elle avait baissé la tête pile au bon moment alors c'est sa tête qui avait pris le plus gros du choc, et sur un angle plutôt favorable là-encore. Cela ne l'empêcha pas de fulminer contre son chevalier servant ! Elle ronchonnait en se relevant et s'époussetant, le pauvre blondinet n'avait visiblement pas remarqué sa bourde … mais ce n'était pas une raison, ça se paierait ! Elle n'eut pas le temps d'accomplir sa vengeance tout de suite, mais comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid et Sélès était du genre à adorer les glaces … au sens propre comme au figuré en plus, n'est-ce pas merveilleux ? Vous avez déjà côtoyé ce genre de personne qui garde une rancœur bien caché pour finalement vous lancer au visage, plusieurs mois plus tard, que de toute façon vous avez bien mérité qu'elle fasse cramer votre escalope vu que vous avez laissé traîné vos chaussettes dans le couloir le lundi 9 mars à dix-huit heure vingt-trois, c'est à dire il y a six mois, neuf jour, cinq heure et neuf minutes ? Et cette phrase était bien trop longue, mais passons ! Car Sélès était tout à fait ce genre de personne … pauvre Aeron, il ne savait vraiment pas de quel genre d'animal il était tombé amoureux. Non mais vraiment, pauvre garçon … appelez la SPA - quelle aubaine que son nom commence par cette lettre … - signez une pétition pour le sauver de cette teigne invivable !

Elle n'eut donc pas le temps de se venger, ce n'était pas trop le moment étant donné que deux furies menaçaient de casser la porte pour leur couper la tête. Le temps que Sélès prenne pleinement ses esprits, ses deux compagnons avaient bloqué l'accès avec l'énorme bureau du Pontife – qui avait d'ailleurs dû bouger son gras pour le pousser lui-même. Sélès s'approcha alors bien vite de son frère, le regard soucieux … Il semblait hésiter. Elle ne dit rien pour le moment, mais il semblerait qu'il ne partageait pas le même sang pour rien. Ils n'étaient pas des assassins, ni elle, ni lui. Et ce n'était pas en tuant de sang froid le responsable de tous leurs malheurs qu'ils pourraient prouver au monde qu'ils n'étaient pas des traîtres … et cela, son frère sembla le comprendre lui aussi, pour son plus grand soulagement. Le regard de la rouquine sembla s’apaiser lorsqu'il demanda alors de quoi saucissonner le moustachu. Elle esquissa même un léger sourire jusqu'à ce qu'il la sollicite pour une tâche des plus simples. Certes, elle était fatiguée et malade, mais elle pouvait encore surveiller un saucisson sur patte.

— Bien sûr, pour qui tu me prends ? Rétorqua-t-elle alors avec un petit air bougon, les joues gonflées. Je ne suis pas une gamine, je peux faire mieux que ça …

Mais pour le moment il n'y avait rien de mieux à faire. Elle aida donc les copains à attacher le Pontife, elle ne servit pas à grand chose dans ce rôle avec sa petite force de moucheron, mais elle put ensuite s'installer tranquillement dans un fauteuil pour surveiller sa proie … et assise comme ça, avec sa jupe qui recouvrait son siège et sa pause de petite poupée délicate et sage, son regard intransigeant et ses petites mains posées sur ses genoux tenant son sac … elle avait véritablement l'air d'une jeune renarde surveillant sa proie. Elle le fixait avec attention, sans trace de sourire et même totalement inexpressive. Avec sa peau laiteuse, elle avait vraiment l'air de ces poupées en porcelaine flippantes qui décorent la maison de votre grand-mère un peu trop gentille pour ne pas avoir l'air glauque. Elle était tellement appliqué à sa tâche qu'elle ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il se passait autour, et les bruits de couloir ne semblaient pas l'atteindre.

Puis, elle remarqua un mouvement. Le pourceau semblait se dandiner étrangement … ni une, ni deux et sans sommation, la petite rouquine lui envoya un grand coup de sac dans la face et vlam, il tomba à la renverse avec sa chaise, inerte. Voilà, il n'allait plus bouger comme ça. Elle resta parfaitement calme et sereine et se réinstalla confortablement sur son siège, l'air de rien. Elle se sentait … bien mieux ! Oui, ça faisait du bien de malmener ce sale type un peu. Juste un peu.

Mais après un calme trop calme, les choses commencèrent de nouveau à s'agiter. Sélès alla aussitôt se réfugier au fond de la pièce avec son chevalier et son frère, attrapant la main de se dernier en lui lança un regard inquiet. Il tenta au mieux de la rassurer, ce qui eu une certaine efficacité, car il semblait calme et c'était toujours communicatif de la part de son grand frère. Puis, de l'autre main, elle prit doucement celle d'Aeron, posant son regard sur lui. Un regard plein d'espoir et de sollicitude … pourvu qu'il trouve un nouveau de ces plans géniaux ! Celui de son frère pourrait peut-être leur permettre de fuir, enfin, ils risquaient de vite se retrouver encerclés … Est-ce que la garde Pontificale prendrait le risque de leur tirer dans le dos ?

La porte vola en éclat et la petite lady détourna la tête pour se protéger le visage contre l'épaule de son frère.




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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Mar 22 Sep - 12:51

Déplacer le meuble ne fut pas si difficile que ça, mais le chevalier avait peur que la porte ne cède avant que le barrage improvisé ne soit en place. Heureusement, elle tint bon ! Quand il remarqua que Zelos renonçait (du moins pour le moment) à tuer le Pontife, au fond de lui, le blondinet eut un soupir de soulagement. Oui, il haïssait ce gros porc, mais il ne se sentait pas l'âme d'un meurtrier et il ne voulait pas que le frère de Seles en devienne un. Tuer un adversaire dans un combat honorable est différent d'exécuter quelqu'un. Pour cela, il fallait se débarrasser de nos sentiments qui faisaient de nous des hommes... ou au contraire s'y abandonner totalement si on est consumé par le haine et la rage. Dans les deux cas, ce n'est pas bon. C'est ainsi qu'Aeron s'empressa d'obéir à l'élu quand il proposa d'utiliser la corde du rideau pour ligoter le Pontife. Une fois débarrassés de cette tâche, ils se mirent à fouiller la salle de fond en comble. La grande bibliothèque avait des petits chandeliers fixés au mur et le blondinet percuta l'un d'eux avec sa tête. Ce fut douloureux mais il fallait se dépêcher de trouver des preuves du complot.

Tout était bien rangé mais rien dans le rangement ne pouvait indiquer où se trouveraient les dossiers compromettants. Ce serait trop simple ! Après avoir fouiné un certain temps, Aeron dégota des papiers concernant Sheena. Il y avait un descriptif de sa mission en Sylvarant, un papier signé pour son exécution et quelques autres trucs. Tout semblait plus ou moins en règle. Les joies de la bureaucratie qui permettent de faire passer n'importe quelle atrocité en la couchant sur du papier ! Un journal où le Pontife consignait pas mal de choses sur ses journées. Il faudrait vérifier ce bouquin en détail, mais le temps pressait et, comme pour le lui rappeler, d'autres bruits retentirent au niveau de la porte... puis un autre bruit plus proche et brusque. Sursautant, le blondinet se retourna et constata que le Pontife ne bougerait plus tout de suite, grâce à Seles. Après avoir trouvé encore quelques papiers, les deux garçons durent s'arrêter car Selvaria leur lança un ultimatum.

Le blondinet se mit à réfléchir à toute vitesse. Selvaria Bles n'était pas du genre à faire des ultimatums, non. Le jeune homme aurait plutôt cru qu'elle aurait chargé et enfoncé la porte sans tergiverser. Elle ne passait généralement pas par quatre chemins. Il devait y avoir une raison. Elle avait insisté sur le fait qu'ils n'avaient pas de moyen de sortir d'ici sans se rendre. Il devait y avoir un passage secret quelque part et elle ne voulait pas qu'ils le cherchent. Effectivement, ne leur laissa pas le loisir de chercher, puisqu'assez rapidement, elle fit enfoncer cette satanée porte. Alors que les coups redoublaient, Aeron réfléchissait encore et toujours à où un passage secret serait caché. Ce n'était pas sous le bureau, ils auraient remarqué quelque chose en déplaçant celui-ci, et le Pontife aurait du mal à se glisser dans une petite trappe, vu sa corpulence. Y avait-il un moyen de s'enfuir autrement ? Non, probablement pas. Selvaria Bles et Lissa Davri étaient du genre implacables. Elles ne les laisseraient pas partir, même si la vie du Pontife serait en danger. Si les trois fugitifs tuaient leur otage, c'était la fin des haricots, et elles le savaient.

La porte céda. Aeron vit Zelos mettre sa lame sous la gorge de leur otage qui commençait à rouvrir vaguement les yeux. Selvaria ordonna à ses troupes de rester en dehors de la salle pour ne pas faire paniquer les fugitifs. C'était bien elle, ça, garder la tête froide... quoique pas si froide que cela. Elle avait outrepassé l'autorité de la commandante qui était à côté d'elle. Cette dernière, cependant, hocha simplement la tête pour confirmer l'ordre. Les deux femmes restaient près de la porte et donnèrent à nouveau l'ordre de relâcher le Pontife. Il n'y avait aucun moyen de s'en sortir à coup sûr, mais... Zelos avait parlé de bluff et cela faisait tourner certains engrenages dans la tête du déserteur. Il donna ses papiers à Seles sans rien dire, puis éclata d'un rire théâtral.

-Vous voulez donner l'impression que vous contrôlez toujours la situation ? Et qui essayez-vous de convaincre ? Nous pouvons partir quand nous le souhaitons !

Les deux jeunes femmes ne se laissèrent pas démonter, mais un tic au coin de la lèvre de Selvaria persuada Aeron de pousser un peu plus loin sa chance. Il commença à longer le mur de la salle, se dirigeant vers la bibliothèque. Il y avait trop de livres pour tenter sa chance en les tirant au hasard. Mais... si le mécanisme était plus évident ? Selvaria haussa le ton, tentant que regagner l'autorité et le contrôle sur la situation.

-Selvaria Bles... Vous prétendiez que nous ne pouvions pas sortir mais il est évident qu'il y a un passage secret dans cette salle, n'est-ce pas ?

Aucun réponse, juste une expression de colère sur ses traits. Il approchait du but. Promenant sa main sur les livres, les effleurant, il continua :

-Bien sûr, il serait difficile à trouver parmi tous ces livres...

Les lèvres de la jeune femme semblèrent se décontracter, puis se crisper à nouveau, mais différemment. Elle se retenait de sourire. Décidément, elle serait très mauvaise au poker, trop franche, trop mauvaise dans le mensonge et le contrôle de ses expressions. Aeron, de son côté, gardait un sourire confiant, de celui qui maîtrisait parfaitement la situation.

-... mais ceci ne serait vrai que si le mécanisme se trouvait parmi les livres, n'est-ce pas ?

La bouche de Selvaria se crispa pour retenir à nouveau ses émotions, mais ce n'est pas un sourire, qu'elle retenait, cette fois. Ses yeux s'étaient agrandis pendant une seconde. Elle saisissait très bien l'enjeu de ce duel. Elle ne pouvait pas sauter sur Aeron sous peine de mettre le Pontife en danger et elle devait donc jouer à ce genre de jeu auquel elle était nulle. Le chevalier l'avait déjà vue en soirée. Très élégante, charmante à plus d'un égard tant qu'on ne la fâchait pas, mais incapable de dire quelques politesses hypocrites. Non, elle était incapable de mentir.

Maintenant venait le moment du coup de poker. Il y avait deux chandeliers accrochés à la bibliothèque. Aeron s'était fait la réflexion qu'ils étaient plutôt bas, et maintenant il comprenait pourquoi. Le Pontife n'était pas bien grand, si le mécanisme était dans l'un d'eux, il fallait qu'il puisse l'atteindre. Ayant percuté le chandelier de gauche, celui-ci ne semblait pas avoir bougé d'un poil, aucun mouvement. Bien sûr, il pouvait l'avoir frappé dans un angle qui ne pouvait pas actionner le mécanisme, mais il fallait bien tenter. Levant la main vers l'autre chandelier, Aeron posa la main dessus. Il tenta d'appuyer dessus doucement, rien à faire. S'était-il trompé ? Il continuait de fixer Selvaria Bles avec un sourire triomphant et elle gardait cet air crispé. Il garda cette supériorité, cet air du vainqueur qui accomplissait un acte simple pour lui mais qui assurait sa victoire totale. Pourtant, intérieurement, ses pensées devant les yeux rouges de cette femme terrifiante pouvaient se traduire par : "maman j'ai peur, je crois que je vais me faire pipi dessus dans un instant !". Après avoir tenté d'appuyer, il tourna le chandelier, et cette fois, il tourna. Quelques mécanismes s'actionnèrent dans un petit grincement et la bibliothèque d'à côté se tourna pour laisser voir un grand tunnel vertical avec une échelle. Regardant derrière lui, le chevalier vit que ses acolytes et le Pontife à présent réveillé se trouvaient derrière lui.

-Je pense qu'il est temps d'y aller !

Prenant le Pontife sur son épaule, tant bien que mal, il lui conseilla de ne pas bouger s'il ne voulait pas tomber. Puis, il se laissa glisser le long de l'échelle après que ses acolytes soient passés devant lui.

-Je dois vous avouer... Je n'avais aucune idée d'où se trouvait le mécanisme pendant que je vous parlais. Je suis désolé pour tout ça... Je n'ai rien contre vous, vraiment.

... Et sur ces mots, il se laissa glisser le long de l'échelle, prenant garde à ce que les autres soient déjà arrivés en bas avant. Heureusement qu'il avait de bonnes bottes et des gantelets, sinon il pourrait se faire mal à glisser contre le bois sur une telle hauteur ! A peine arrivé en bas, il adressa un sourire satisfait à ses compagnons, et vit le couloir qui se dirigeait vers le château. Il était barré par une herse, mais le mécanisme avec le treuil était de leur côté. Il fallait remonter la herse et coincer le mécanisme pour passer ou piquer un sprint pour passer en-dessous mais c'était risqué. Le vieil homme devait probablement compter sur Selvaria pour ouvrir le passage tandis qu'il passait et voulait être sûr que personne ne passerait dans l'autre sens. Voilà qui allait leur faire perdre un peu de temps !



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Zelos Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Mer 23 Sep - 16:54


Vengeance contre le Pontife

Feat Aeron & Sélès

 Man, I rule ! I'm so cool !

Le rouquin posa sa main sur la tête de sa petite soeur pour la protéger des quelques éclats de bois provenant de la porte défoncée. Derrière cette dernière se tenaient peut-être deux ou trois garnisons de gardes pontificaux, ainsi que Lissa Davri et Selvaria Bles. Elles ordonnèrent à leurs hommes de reculer, pour ne pas "faire peur aux fugitifs". Parce que voir plus d'une trentaines de soldats enfoncer une porte en chêne massif juste devant eux, ce n'était pas pour leur faire peur ?!

- Relâchez le Pontife, et il ne vous sera fait aucun mal ! lança Selvaria, plantée aux côtés de Lissa sur le pas de la porte.

Zélos regarda rapidement Aeron. Il venait de donner quelque chose à Sélès derrière son dos. Puis, sans quitter les deux femmes des yeux, il ricana avant d'affirmer qu'ils pouvaient sortir quand ils le voulaient.
Le blondinet se rendit alors d'un pas certain vers la bibliothèque murale. Retenant toujours le Pontife d'une main, l'autre serrant la garde de sa dague calée entre le deuxième et le troisième menton du gros plein de soupe, il suivait des yeux la scène. A cet affront, la commandante de la Garde tenta un nouvel ultimatum, qui ne fit qu'accentuer le bluff d'Aeron. Il prétendait qu'un passage secret se trouverait dans la pièce.
En soi, ce n'était pas illogique. La bâtisse était très âgée, et maintes et maintes fois refaite à neuf. En particulier lorsque le Pontife arriva à sa place actuelle. Qui dit qu'il n'aurait pas installé un quelconque tunnel -ou même plusieurs !- pour s'extirper de situations délicates, ou bien pour s'éclipser sans être vu ?
L'ex-Elu, se tournant vers Sélès, lui fit un petit signe pour l'inciter à le suivre. Traînant la masse corpulente de l'homme de Foi, il se rapprocha lentement d'Aeron, le dos collé contre le mur et les yeux toujours rivés sur les deux félines postées en face d'eux. Le chevalier blanc parlait d'un mécanisme pour accéder au passage secret. Mais s'il devait vérifier tous les livres pour savoir lequel actionnait la bibliothèque, ils étaient fichus ! A la première occasion raté, ils verraient déferler sur eux une masse humaine. Et leur fin, il la connaissait très bien : guillotine, pendaison, voire peut-être servir de nourriture aux monstres du Colisée...

- ... mais ceci ne serait vrai que si le mécanisme se trouvait parmi les livres, n'est-ce pas ?

Encore heureux que leur otage ne bougeait pas beaucoup -une lame, ça calme les ardeurs de certains-, car Zélos avait déjà commencé, en cachette, à bouger quelques livres derrière son dos pour trouver le mécanisme. En même temps, si on vous dit passage secret + bibliothèque, vous pensez automatiquement aux livres, non ?
En tout cas, lorsqu'ils seraient en sécurité, il faudra qu'il félicite le jeune homme pour ses fabuleux talents de menteur ! Même le grand Zélos Wilder, maître-ès dans l'art du mensonge, de la tromperie et du bluff, n'aurait peut-être pas fait mieux dans une telle situation.
Aeron se mit alors à tourner l'un des deux chandeliers bas encadrant la dernière bibliothèque près de la fenêtre. Et, comme par magie, les étagères, les livres grincèrent et bougèrent, pour laisser apparaître un court tunnel avec, à son extrémité, une échelle descendant.

- Je pense qu'il est temps d'y aller ! fit leur héros à l'attention de ses acolytes.

Sans plus attendre, Zélos fit d'abord passer Sélès puis, tout en reculant et en retenant leur otage, il pénétra dans le petit tunnel à son tour, fermant la marche. Après son passage, la bibliothèque se referma. Il crut voir un instant que Lissa Davri se précipita vers eux, en vain.
Vu de derrière, le mécanisme ressemblait à un vulgaire balancier affublé de quelques rouages. Deux leviers de sécurité avaient été placés pour assurer la fermeture du passage de l'intérieur. Le moustachu était prévoyant. Zélos l'en remercia, pour la première et la dernière fois de toute sa vie ! Il abaissa alors les deux leviers de granit et les enclencha dans les encoches prévues à cet effet. Avec ça, s'ils arrivaient à les suivre, le Don Juan se couperait les cheveux tiens !
Sélès fut la première à descendre à l'échelle. Zélos la suivit donc. Il entendit Aeron avouer au Pontife qu'il n'avait aucune idée d'où pouvait se trouver le mécanisme. Ce jeune homme-là devait être né sous une très très bonne étoile alors ! Les barreaux étaient un peu glissant à cause de l'humidité du tunnel, mais rien de bien méchant. Aeron arriva en bon dernier, portant le gras otage sur ses épaules comme un sac à patate. Apparemment il s'était fortement accroché à son cou durant la descente, car Aeron racla longuement sa gorge avant d'avancer. Cela ne l'empêcha cependant pas de lancer un grand sourire à ses compagnons.

Le couloir n'était pas très large, mais pas trop étroit non plus. Deux personnes pouvaient se croiser sans soucis. Après tout, s'il était emprunté par le Pontife, il ne fallait pas que sa graisse frôle les murs. Il était quelque peu éclairée par des puits de lumière naturels. La Lune devait être pleine, vu comment ils voyaient clairs dans le passage.
Ils ne marchèrent que quelques mètres avant d'atteindre une herse en fer relevée. Un levier sur le mur, proche de la grille, semblait activer son ouverture. Ce dernier était couvert de rouille et était manifestement bloqué. Enfin, les apparences sont trompeuses... Aeron fit attention et passa rapidement de l'autre côté de la herse. Une petite vibration du sol fit bouger légèrement le levier. Ils devraient faire très attention lorsqu'ils passeraient dessous : il ne faudrait pas que la grille s'abaisse sur eux ! Même si, pour une certaine personne...

*A-t-on vraiment besoin du Pontife désormais ?* résonna une petite voix dans sa tête. A dire vrai, ils avaient assez de documents avec eux pour au moins trouver une information compromettante sur la planification de l'assassinat du Roi, ou de la mise à mort injustifiée de Sheena et de lui-même, ou encore de l'arrestation de Sélès et d'Aeron, qui n'avait rien à voir avec cette histoire et qui y ont été mêlés malgré eux.

*N'oublie pas qu'il doit payer, pour tout ce qu'il t'a fait...* susurra une seconde voix. Depuis le début de cette histoire, il s'était juré qu'il se vengerait du Pontife, prêt à le tuer. L'envie ne lui en manquait pas, car même s'ils arrivaient à le faire chuter de sa position de Pontife, un homme tel que lui a des relations. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne retouche au Pouvoir, que ce soit encore sous les préceptes de Martel ou à un tout autre poste.

Mais, tandis qu'il tergiversait, la toux revenait chez Sélès et le Pontife, à quelques mètres derrière le rouquin, s'élançait en courant...




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Selvaria Bles PNJ
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Dim 11 Oct - 20:22

Elle leur avait lancé un avertissement. Ce n'était pas son genre mais quand la vie du Pontife était en jeu, elle préférait prendre des gants. Comment s'étaient-ils retrouvés dans cette situation ? Depuis la mort du roi, tout allait de mal en pis malgré le fait que le Pontife ait plus de pouvoir. Quelle plaie ! Au moins les soldats n'avaient pas pris beaucoup de temps avant de ramener une statue du couloir afin de se servir du socle comme d'un bélier. Apparemment la commandante de la garde avait dit qu'elle paierait les pots cassés si besoin. Les statues peuvent se refaire, les pontifes, non. Il fallait absolument le sortir de là coûte que coûte. Pour la garde du corps, c'était tout ce à quoi elle avait dévoué son existence qui était en danger. Les sueurs froides ne voulaient pas s'arrêter depuis tout à l'heure et c'est les nerfs à vif qu'elle fit signe aux gardes d'enfoncer la porte. Prenant une grande inspiration, elle fut la première à entrer dans le bureau une fois la porte abattue. Combien de fois était-elle entrée ici pour écouter les jérémiades de son supérieur sur des futilités ? Certains pouvaient trouver cela ennuyeux, pour elle, c'était signe que tout allait bien.

Une douche froide, voilà à quoi on pouvait comparer la sensation qu'elle eut en voyant le grand rouquin avec une lame sous la gorge du Pontife. Tout son sang-froid lui revint. Elle ordonna aux gardes de rester à distance afin de ne pas paniquer les fugitifs. On aurait pu la croire, mais en réalité, elle savait que ceux qui ne manqueraient pas de paniquer et faire des bêtises. Hors de question que ces imbéciles mettent en péril la vie de leur supérieur. Non, c'est impensable ! Lissa réitéra l'ordre de relâcher le Pontife. Les fugitifs ne dirent rien mais il était évident qu'ils n'allaient pas simplement relâcher le seul qui leur garantissait une porte de sortie. Contrairement à ce qu'elle pensait d'abord, ce ne fut pas Zelos Wilder qui prit la parole, non. Ce fut Aeron Valerius, le déserteur. Selvaria se souvenait l'avoir croisé plusieurs fois. Il était un homme bon, peut-être trop bon pour la Garde corrompue, on aurait pu le croire. Mais s'il y avait eu un peu plus d'hommes comme lui, Lissa Davri aurait peut-être eu une chance de ramener le groupe dans le droit chemin. Qu'il ait déserté n'était que les conséquences de ce qu'il se tramait dans le corps militaire, mais malgré tout, aucune des deux femmes face au blondinet n'était prête à lui pardonner cette traîtrise... et ce qu'il était en train de faire se rajoutait à la liste. Selvaria nota cependant que sa compagne était encore plus remontée qu'elle à propos du blondinet. Elle se promit donc de lui laisser Aeron Valerius et de prendre personnellement soin de l'ex-Élu.

Le déserteur commença à parler comme s'il maîtrisait la situation et elles non. Bluffait-il ? Là était toute la question. Qu'ils puissent partir quand ils le souhaitaient ? Il aurait fallu qu'ils sachent où est le mécanisme. Si cela avait été le cas, ils ne seraient pas restés là. Ils auraient déjà disparu.
-Tu bluffes, Valerius ! Vous n'avez aucun moyen de sortir par vous-même ! Maintenant arrête d'essayer de gagner du temps et rendez-vous. Sinon...
Mais voilà qu'il reprenait son ton confiant, parlant du passage secret. Le doute s'insinua en Selvaria. Bluffait-il ? Elle se souvenait qu'il était réputé doué pour le jeu de la politique et les mensonges. De fait, les rares fois où elle avait participé à des soirées mondaines et l'avait croisé, il avait ce sourire enjoué sur le visage alors qu'il avait avoué lui-même détester l'ambiance qui régnait dans la salle. Maintenant, il se servait de cela sur elles, mais elle ne pouvait pas lui faire se la fermer sans mettre en danger le Pontife. Attends un peu, il a parlé des livres. Il pense encore que le mécanisme est parmi les livres. Il bluffait donc bien. Elle n'avait qu'à attendre qu'il se ridiculise et...

Voilà qu'il avait avancé un autre pion sur son échiquier et révélé un peu plus de ce qu'il savait ou devinait. Le mécanisme n'était effectivement pas parmi les livres. La femme évita de regarder le chandelier accroché au mur. Hors de question qu'elle se trahisse ainsi. Elle fixait les yeux du blondinet, prête à l'éviscérer. Finalement elle n'allait peut-être pas le laisser à la commandante de la garde... Elle avait conscience que son expression faciale n'était pas restée de marbre. Elle avait toujours eu du mal à cacher ses émotions et c'était une des raisons pour lesquelles elle ne supportait pas la politique et tout ce qui s'y rattachait. Le jeune homme sembla hésiter un instant en posant la main, mais pourtant il trouva bien le mécanisme. Comment avait-il su ? Un espion ? Elle observa en silence le groupe entrer dans le passage. Avant qu'il se ferme, Aeron lui avoua qu'il ne savait pas où était le passage et qu'il n'avait rien contre elles. Rien contre elles ? RIEN CONTRE ELLES ! Mais elle, elle avait quelque chose contre lui et il allait l'apprendre à ses dépends ! Sautant comme une furie, elle tenta d'actionner le mécanisme à son tour mais bien sûr, ils l'avaient bloqué en cassé. D'un geste, Lissa Davri fit entrer les gardes avec leur bélier improvisé. Selvaria participa à l'effort et à peine une fissure assez grande fut-elle pratiquée dans la bibliothèque, elle s'y engouffra, quitte à s'égratigner sur les échardes de bois. Rien ne l'arrêterait, rien !

Elle se laissa glisser le long de l'échelle et les vit qui tentaient de passer la herse dans le tunnel. Oh non ! D'un geste rapide, elle sectionna la corde du mécanisme et vit la herse commencer à tomber. L'abattement la saisit quand elle vit que le groupe allait peut-être passer la herse avant qu'elle n'arrive en bas, puis l'espoir à nouveau quand elle vit la rouquine tomber en arrière. Elle ne s'attendait pas à la vision d'horreur et de désespoir qui allait s'offrir à elle l'instant suivant...
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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Lun 12 Oct - 13:45






Sélès Wilder

Little fox




    La petite rouquine crut bien défaillir lorsque la porte explosa, ce petite coup de sang étant légèrement de trop pour elle, vu son état. Mais elle tint bon. Elle resta parfaitement muette, le regard inquiet braqué sur leurs poursuivants pendant que son chevalier prenait la situation en main. Elle n'avait de cesse de le penser, mais vraiment … Heureusement qu'il était là ! Hélas, son sentiment de sécurité fut un peu gâché par son état de santé, car elle commençait à se sentir franchement mal. Les jambes lourdes, le ventre sans dessus-dessous, les lèvres glacées … Elle devait maintenant prendre sur elle pour ne pas succomber au malaise. Elle avait pâli et avait à présent l’œil vitreux, mais elle restait digne pour ne rien laisser paraître.

Elle se chargea de garder précieusement les documents qu'on lui confia et les rangea dans son petit sac magique afin de ne pas être encombrée. Puis elle continua de lutter contre sa nausée, ne faisant donc pas vraiment attention à ce qu'il pouvait bien se passer … Manquant ainsi le gros de la petite représentation, pourtant magnifique, que venait de donner Aeron. Elle se contenta alors de suivre le mouvement, reprenant au mieux contacte avec la réalité lorsqu'il fut temps de fuir par le passage secret. Mais son état allait de mal en pis. Sa vue commença à se brouiller et elle suivit donc les silhouettes nébuleuses de ses compagnons devant elle, prenant un peu plus de distance alors qu'ils accéléraient le pas. Elle s'efforçait de prendre de profondes inspirations, mais cela lui chatouillait la gorge et lui arrachait quelques quintes de toux à chaque-fois … Et pour couronnée le tout, l'air n'était pas des plus pure ici, c'était même particulièrement nauséabond.

Un grand bruit se fit bientôt entendre et leurs poursuivants débouchèrent bientôt à leur tour du passage secret. Sélès courut aussi vite qu'elle put – c'est à dire, pas beaucoup plus vite que quelqu'un qui marche vite – et un voile noir commença à obstruer doucement sa vue. Ses lèvres étaient glacées, sa tête bouillante, elle ne sentait plus ses jambes mais elles semblaient courir indépendamment. Elle entendit le bruit caractéristique des rouages qui tournes et puis … plus rien. Elle perdit connaissance juste le temps de tomber sans douleur, un instant de paix très bref dont elle aurait aimé profité plus longtemps, mais son ouïe revint très vite sans qu'elle ne puisse bouger. Elle entendit des cris, mais elle n'avait pas perçu le son lourd de la herse qui s'était abattu sur le sol pavé … et pas que.

S'accrochant aux voix qu'elle entendait, elle mit toutes ses forces à bouger. Elle resta paralysée quelques secondes avant d'enfin pouvoir bouger les doigts, puis elle ouvrit les yeux d'un coup. La première chose qu'elle vit fut du rouge … Et le temps de comprendre ce que c'était, elle était déjà en train de se redresser. Elle remonta alors le cour du ruisseau carmin, se demandant encore si cela venait d'elle ou …

Un petit cris, bien faible étant donné son état, s'échappa de sa gorge alors qu'elle basculait déjà en arrière pour atterrir sur son postérieur. Elle recula en rampant maladroitement … La herse s'était refermée juste devant elle … Sur le Pontife. Et elle se retrouvait bloquée du mauvais côté, seule. Voyons le bon côté des choses, cela aurait put être elle à la place du moustachu ... Mais cette vision d'horreur viendrait sans doute s'ajouter à toutes les autres pendant la nuit, agrémentant généreusement ses cauchemars d'une pointe gore en plus de tout ce qui lui été arrivé de malsain ces derniers temps. Le pire, c'est qu'elle avait beau haïr le Pontife plus que tout, cette vision l'horrifia profondément. Elle aurait voulu qu'il vive, qu'il soit jugé pour ses crimes. Elle aurait voulu voir sa tête quand le monde se serait rendu compte de sa vraie nature. Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'elle voit ça ? Pourquoi juste devant elle ? Elle n'eut pas le temps d'en faire plus … Car leurs assaillants étaient déjà là et elle était encore trop dans le brouillard pour pouvoir dire quoique ce soit … Pourtant, elle ne pensait qu'à une chose : fuir, et dire à son frère et à Aeron de partir le plus vite possible …




©Codage by Mr. Chaotik from Never-Utopia édit' by Nika


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Zelos Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Ven 23 Oct - 10:21


Vengeance contre le Pontife

Feat Aeron & Sélès

 Man, I rule ! I'm so cool !

Leurs poursuivants n'avaient pas traîné. Il ne s'était écoulé qu'une petite poignée de minutes depuis qu'Aeron et Zélos avaient passés la herse que, dans un bruit sourd de métal et de rouage, cette dernière s'anima.
Les deux hommes attendaient le reste du groupe à quelques mètres plus loin dans le tunnel. Dès qu'ils aperçurent la grille descendre, ils se précipitèrent vers Sélès et le Pontife. Ils devaient impérativement passer, sinon tout leur plan s'écroulerait avec eux. Que le Pontife ne passe pas laissait le rouquin quelque peu indifférent. Il n'avait pas oublié la rancœur qu'il vouait à l'Homme de Foi, mais son importance dans leur mission était maintenant moindre. Car le plus important ici, c'était Sélès. C'était sa soeur, qu'il avait eu tant de mal à retrouver, qu'il n'a pas vraiment eu le temps de profiter -merci au Pontife et à Aeron !- et surtout, c'est elle qui détient tous les documents nécessaire pour mettre fin à tous les agissement de ce gros balourd.

D'ailleurs ce dernier avait du mal à courir. Il soufflait comme un boeuf et transpirait à grosses gouttes. Sa moustache luisait tellement elle était trempée. Le blondinet lui indiqua qu'il fallait bloquer la grille, le temps de les faire passer. Merci Captain Obvious ! Zélos avait beau être loin d'être un stratège ou un génie comme l'héritier Valérius, il n'en était pas moins débile pour autant !
Zélos choppa un morceau de planche de bois humide qui traînait là et la cala contre le mur, juste sous la herse. Aeron tenta, lui, de bloquer la descente en fourrant un objet fin dans un interstice en haut de la grille. A vu d'oeil, dans la semi-obscurité du tunnel, cela ressemblait à un coupe-papier. Sans doute l'avait-il emporté du bureau du Pontife ?
Toujours est-il que, malgré leurs efforts, la herse continuait de descendre. Certes, bien plus lentement, mais bien assez pour que les deux retardataires puissent se glisser en dessous en rampant. Le noble Wilder releva la tête à cet instant : Sélès s'écroula par terre.

- Sélès !! appela-t-il.

Il s'apprêta à glisser sous la herse quand, au loin, il vit du mouvement. Les chevelures de Lissa Davri et de Selvaria Bles se distinguait déjà à la faible lueur des torches. C'était sans doute l'une des deux qui avait activé la fermeture de la grille.
Au même moment, tout s'enchaîna. La petite lame qui bloquait le rouage céda dans un bruit clair et net. Tout le poids du lourd ouvrage en fer rouillé tomba sur le simple bout de bois pourri, qui ne tarda pas à émettre des craquements. Zélos reprit donc position pour appuyer l'enclave et garder la herse haute. Il lança un regard désespéré à Aeron qui, comprenant, commença à se faufiler comme il pouvait pour secourir la petite rouquine. Malheureusement, il n'avait pas eu le temps de retirer son armure pontificale, et cette dernière prenait bien plus d'ampleur qu'il n'y paraissait. Il fallait qu'il se débarrasse au moins du plastron, et ce n'était pas une mince affaire.
Le temps leur était compté, bien plus qu'auparavant. Le Pontife, lui, avait profité de la chute de Sélès pour avancer plus vite, et déjà il passait un bras gras sous la grille et agrippait avec force le pantalon de l'ex-Elu. Il ricanait.

- C'est bien dommage pour vous, Élu, enfin ex-Élu !

Le bois retenant la herse se fissura. Aeron venait de retirer la première sangle, sur son flanc gauche. Le Pontife, à moitié passé sous la herse, tentait d'attirer Zélos vers lui, et vers les gardes.

- Vous qui pensiez vous en sortir sans problème, c'est mal me connaître ! Au vu de ma position, vous auriez dû vous douter que votre petit jeu n'aurait mené nulle part, sauf à votre propre mort !

Aeron retira l'une des sangles à l'épaule. Le Pontife ne se laissait pas faire, malgré le fait que le rouquin lui donnait des coups de pieds pour se dégager de son étreinte.

- Mais ne vous en faites pas : une fois sorti de ce trou, je vous ferais tuer sur la place publique, comme le chien que vous êtes !

La planche se courba dangereusement. La grille oscilla. Aeron s'apprêtait à se glisser sous la herse.

- Et votre "petite soeur"... Faites-moi confiance : je m'occuperais personnellement de son cas...

Ce fut la dernière parole du Pontife Benoîst III de Tesséha'lla.

- Aeron, recule !

Le blondinet eut le geste rapide et fit un galipette en arrière. Zélos regarda le Pontife droit dans les yeux et le frappa violemment au visage, se libérant. L'héritier Wilder, dans un mouvement sec, donna alors un simple coup de pied dans la planche pourrie, qui céda sans effort.
Derrière, Lissa, Selvaria et une poignée de gardes pontificaux venaient d'arriver au niveau de Sélès. Tout ce beau monde put alors assister à la sordide scène. La grande herse, lourde et mangée par la rouille, serties de pointes acérées, s'écroula sur le Pontife. Le choc fut si violent que le métal coupa net le corps gras en deux parties distinctes. Immédiatement, une vague de chaleur et de chair embauma les lieux. Le sang coula à flot, dont quelques gerbes avaient éclaboussés Aeron et Zélos. Le moustachu n'avait pas poussé de cri, il n'en avait pas eu le temps. Tout ce qu'il avait pu faire dans ces derniers instants était de menacer le rouquin, et de lui adresser tous ses voeux de désespoirs et de peur. Ce regard-là, le noble s'en souviendra toute sa vie. Une part de lui-même était d'ailleurs très satisfaite de son acte. Enfin il avait obtenu vengeance.

Mais il revint tout à coup à la réalité. L'effroi le prit : Sélès venait de se réveiller, et elle se trouvait aux mains de l'ennemi. Beaucoup de gardes étaient trop dégoûtés devant la mort violente de leur chef pour faire autre chose que vomir contre le mur le plus proche. Mais d'autres avaient gardés leur sang-froid, et venaient de relever de force la jeune demoiselle, dont son teint fantomatique trahissait une maladie soudaine.

Les deux hommes crièrent le nom de la demoiselle, désormais captive d'un ennemi bien plus dangereux que le Pontife. Elle les regarda, et sa bouche semblait crier aussi quelque chose, mais le tumulte des armures des gardes qui l'entouraient et qui courraient vers eux les empêchait d'entendre ce qu'elle leur disait. Ou du moins, cela empêchait Zélos. Peut-être qu'Aeron, lui, avait eu l'ouïe plus fine...





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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Dim 15 Nov - 16:48

La situation dérapait hors de son contrôle et il détestait ça ! Ils avaient passé la herse, l'avaient bloquée avec les moyens du bord, mais les femmes aux cheveux argentés étaient arrivés à l'autre bout du couloir. Comment Selvaria Bles avait-elle passé l'étagère ? Cette femme était décidément pleine de ressources. Le bruit du coupe-papier qui cassait net interrompit ses réflexions. Zelos, qui était plus proche et avait de meilleurs réflexes, s'était déjà précipité pour retenir la herse. Aeron voulait passer de l'autre côté pour aider Seles, mais l'armure pontificale le gênait. Il détacha les cuissardes d'un geste rapide, ce n'était pas le problème, non. Le problème était la cuirasse. Elle était lourde et les sangles étaient faites pour tenir même au milieu d'une bataille. Du coin de l’œil, il vit cet imbécile de Pontife tenter d'attraper Zelos, tout en se mettant sous la grille. Il débitait ses menaces et semblait se complaire dans sa dépendance de sa position sociale et de ses subordonnés. Il était vraiment la personnification même de ce qu'Aeron méprisait. Ce sont ces pensées inutiles et fugitives qui lui passaient par la tête à chaque sangle qu'il détachait.

Quand il eut enfin fini, il retira la cuirasse, il la laissa retomber au sol dans un grand bruit. Une fois débarrassé de ce poids et cette gêne. Se penchant en avant, il était prêt à se faufiler sous la herse pour aider la rouquine qui semblait avancer de plus en plus lentement. C'est alors qu'il entendit Zelos lui dire de repartir en arrière. Quand on fait confiance à quelqu'un avec qui on traverse des dangers, on apprend à obéir à ces ordres rapides qui peuvent souvent nous sauver la vie. On peut ainsi esquiver un coup, une flèche, un piège. C'est donc instinctivement que le blondinet s'était exécuté et avait reculé. C'était avec horreur qu'il avait vu la grille se baisser. Pas l'horreur de voir le Pontife coupé en deux, non. L'horreur de voir cette barrière se fermer entre lui et Seles. La pensée surgit, comme si Zelos était doué de télépathie : "Imbécile d'ex-Élu, qu'as-tu fait ?"

C'était le chaos de l'autre côté de la herse. Ils avaient capturé Seles, ils la tenaient, ils hurlaient, vomissaient. Le blondinet savait ce qu'il y avait à ses pieds et préférer ne pas baisser les yeux. Il appela sa bien-aimée et alors que tout son semblait disparaître aux oreilles du déserteur, il fixa son regard sur les lèvres de Seles. Ces lèvres qu'il avait embrassées un jour, il les fixait aujourd'hui pour saisir ce que la rouquine essayait de lui transmettre...



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Sélès Wilder
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Jeu 19 Nov - 13:56






Sélès Wilder

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    C'est à peine si elle sentit qu'on venait de l'attraper pour la relever, alors elle fut bien incapable de savoir qui avait bien pu le faire. Elle ne sentait pas ses jambes, pourtant elle tenait miraculeusement dessus, du moins, c'est ce qu'elle en déduit en constatant la hauteur de sa vision. Elle avait bien du mal à lever le menton, mais elle regardait aussi haut qu'elle le pouvait afin de ne pas voir l'horreur qui l'attendait au sol. Derrière ces épaisses grilles d'acier, elle distinguer la silhouette de son frère, ainsi que celle d'Aeron qui l'appelait désespérément. Elle se sentait faible, tellement faible … pourtant, lorsqu'elle réalisa enfin pleinement la situation, elle puisa dans ses dernières forces pour se débattre. Elle donnait de faibles coups d'épaule, sans grande énergie. Elle avait retrouvé Zelos tout juste la veille … et on la séparait déjà de lui ! Et cette fois, elle ne le reverrait peut-être jamais. Et entre son malaise et la panique, elle en avait pour le moment totalement oublié les documents qu'elle détenait dans son sac. Peu importe, s'ils l'enfermaient, ils fouilleraient ses affaires de toute façon et ils verront par eux-même la vraie nature de ce vieux moustachu.

N'étant pas assez éveillée pour se rendre compte de ce qu'il se passait autour d'elle, elle était incapable de dire si le mouvement qu'elle percevait était hostile ou non. Mais voyant que son frère et son chevalier était toujours là, et cela lui semblait durer une éternité, elle leur murmura de s'enfuir. Elle n'arrivait pas à parler plus fort, elle n'arrivait pas à se faire entendre. Ils ne bougeaient toujours pas, c'est parce qu'ils ne l'avaient pas entendu ! Alors, elle prit une grande inspiration et elle sentait déjà que cela lui peser dans la poitrine.

— Partez ! S'écria-t-elle aussi fort qu'elle le put, c'était à dire pas si haut que ça, sans doute juste assez pour être entendue.

Et dès qu'elle eut poussé ce dernier cris, elle sentit ses jambes se dérober sous elle, mais elle ne chuta pas, car on la maintenait fermement. Ils ne pouvaient plus rien pour elle, ils devaient fuir et avec un peu de chance elle parviendrait à s'en sortir toute seule … Et si ce n'était pas le cas, elle voulait qu'ils survivent, eux. La justice aurait de toute façon toujours plus de clémence pour le plus cruel des assassins si c'est un humain, que pour un simple petit voleur s'il est Demi-elfe. Elle voulait se battre, qu'importe le prix et même si c'était inutile ou stupide. A l'instant, elle voulait se battre … mais elle n'avait même plus la force de tenir debout et cette impuissance la faisait fulminer. Par Maxwell, le premier qui approche sa main d'elle, elle le mord ! Et elle avait suffisamment de force dans les mâchoire pour ça. Et pour le faire bien.

Pas chance, la première personne qui s'approcha d'elle – outre celles qui la tenaient déjà – le fit par derrière et elle eut juste le temps de sentir qu'on lui empoignait les cheveux que son front rencontrait déjà les barres de métal de la herse. Le choc fut un peu de trop et tous les efforts qu'elle mit à rester éveillée et à se débattre furent anéantit par se simple coup qui l’assomma net. Elle allait se réveiller avec une sacrée bosse … mais ce n'était sans doute pas le pire qu'elle pouvait craindre.




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Selvaria Bles PNJ
MessageSujet: Re: La vengeance contre le Pontife [PV Les rouquins Wilder]   Sam 16 Jan - 21:37

Elle courait vers la herse, le plus vite possible, mais personne n'aurait pu être assez rapide pour arrêter les événements qui s'étaient mis en branle devant ses yeux. C'est au ralenti qu'elle vit l'ex-Élu couper le Pontife en deux avec la herse. Le sang gicla, mais cela, elle ne le vit plus. Non, elle ne voyait plus que le visage du meurtrier. Il allait payer, il allait payer, il allait payer. Cette pensée tournait en rond. Elle arrêta de courir, et marcha simplement d'un pas décidé. Quelque chose en elle venait de se briser, comme un coffret dont on force la serrure trop violemment. Ce coffret plein de haine et de rancœur ne pourrait plus jamais être refermé et verrouillé. Plus jamais elle ne retrouverait ces jours heureux où elle servait simplement le Pontife, quitte à devoir parfois se salir les mains. Elle regarda un instant le visage du blondinet Valerius. Lui au moins semblait effaré et paniqué. Celui-là subirait moins que le rouquin. Oui, ce rouquin irait au diable, mais très lentement. Cette ordure sera le plus long pensionnaire que la salle de torture ait jamais accueilli.

Son monologue continuait et elle perçut Seles Wilder quand celle-ci n'était plus qu'à un mètre. Elle agrippa la jeune fille par les cheveux et la projeta en avant, tête la première. Le bruit qui retentit quand la tête heurta la herse fit grimacer plus d'une personne autour d'elle mais elle n'en avait cure. C'est avec un regard et un sourire de démente qu'elle s'adressa à l'assassin du Pontife.
-Tu vas le regretter, Zelos Wilder. Assassiner le Pontife sera ta plus grande erreur, celle que tu regretteras jusqu'à la fin de tes jours ! Cette jeune fille en fera les frais à ta place pour le moment. Je m'occuperai d'elle personnellement. Et ensuite, quand nous t'attraperons, ce sera ton tour, mais bien sûr, elle assistera à toute la scène. TU PAIERAS POUR CE QUE TU VIENS DE FAIRE ! Salaud... pourriture... ASSASSIN !
Elle admira un instant l'expression de désespoir sur le visage du rouquin avant de faire demi-tour en traînant derrière elle le corps inconscient de la jeune fille par les cheveux. Elle ne vit pas venir la main qui s'abattit sur sa joue. Lissa Davri était là, et contrairement à Selvaria, elle avait gardé la pleine possession de ses moyens.
-Ressaisissez-vous, Selvaria Bles ! On ne vous reconnaît plus.
La commandant de la Garde se tourna alors vers les soldats.
-Vous deux, emmenez cette jeune fille dans mes appartements et enfermez-la. Ne laissez personne d'autre rentrer, même pas Selvaria Bles. Les autres, soulevez cette grille. Peut-être est-il encore temps d'attraper ces fuyards. Toi et toi, vous récupérerez les restes du Pontife. Trouvez un moyen de le garder autant en un seul morceau que possible, qu'il soit à peu près présentable. Faites ça discrètement.

Selvaria se retourna et effectivement, les deux autres avaient commencé à courir peu après la gifle. Elle les retrouverait, elle leur ferait payer. Surtout Zelos Wilder. On lui prenait Seles et il fallu qu'on lui demande trois fois avant qu'elle accepte de relâcher sa prise sur la chevelure rousse. Elle observa la herse monter petit à petit. Elle hésitait encore. Devait-elle pourchasser les assassins ou d'abord s'occuper de la dépouille de celui qui lui avait offert une si belle vie ? Elle choisit finalement la seconde option. Elle n'était pas en état de combattre, aveuglée par sa rage. Le peu de discernement qui lui restait lui indiquait au moins cela. Mais ce n'était que partie remise...
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