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 Aeron Valerius

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Carnet de voyage
Titre: Déserteur
Classe: Combattant
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Aeron Valerius
MessageSujet: Aeron Valerius   Sam 26 Oct - 22:05

Aeron Valerius






? Avatar : Aeron, de Pandora's Tower
Carte d'Identité


— NOM : Valerius
— PRÉNOM : Aeron
— AGE : 17
— SEXE : Homme (presque) viril
— TAILLE : 1m85
— POIDS : 58kg
— RACE : Humain
— CLASSE : Combattant
— ORIGINE : Tesseha'lla ?
— ORGANISATION : Anciennement membre de l'ordre des Chevaliers Pontificaux[/url]
— ARME PRINCIPAL : Epée mais se débrouille avec de nombreuses armes. Une petite arbalète sur le poignet droit qui tire une chaîne avec une pointe au bout
— OCCUPATION : Protection de Sélès Wilder
SIGNE(s) PARTICULIER(s)

Gaucher
Une mini-arbalète sur le poignet droit



Description physique

Aeron est ce qu'on appelle couramment une grande perche. Grand mais fin, on le verrait bien s'envoler à la première tempête venue. Sa taille couplée à ses cheveux blonds un peu rebelles font de lui quelqu'un de plutôt facile à repérer dans une foule. Son visage, fin comme l'est son corps, a des traits plutôt délicats, pour ne pas dire efféminés. Un gilet sans manche contre son torse et son ventre, qui, malgré tout, peut être visible dès qu'Aeron s'étire un peu. Ce gilet est sans manche, mais les épaules sont couvertes par des épaulières dorées avec des gravures. C'est le genre de truc ajouté sur l'armure qui ne coûte pas si cher, mais qui donne l'illusion d'une grande classe et que certains mercenaires ajoutent pour impressionner le petit peuple. En suivant les bras, on remarque des des mitaines qui remontent jusqu'aux coudes avec des brassards dorés.

Les armes d'Aeron, visibles relativement aisément, sont une épée et une petite arbalète sur le dos de son poignet droit et qui tire une chaîne avec une pointe au bout, à la manière d'un grappin. L'épée, de par sa taille, pourrait être qualifiée d'épée à deux mains, mais l'usage qu'en faisant Aeron, tantôt à une main, tantôt à deux mains, fait qu'on pourrait la prendre pour une épée bâtarde. Cependant, la silhouette de l'épée en elle-même a quelque chose d'unique. La garde n'est pas un arc de cercle comme sur une épée bâtarde classique mais un cercle entier avec des gravures élégantes. La lame, d'abord fine en partant du centre de ce cercle, s'élargit beaucoup avant de reprendre une forme classique au fur-et-à-mesure que l'ont s'approche de la pointe. Les symboles dessus pourraient être prises pour de véritables enleminures.

Une cape aurait été gênant pour ranger l'épée. Pour cette raison, dans le dos d'Aeron se trouvent deux bandes de tissus, de la couleur du sable vers l'extérieur, couleur rougeâtre vers l'intérieur, avec un espace entre les deux où l'épée est quand elle est rangée. Il n'y a pas de fourreau pour cette épée. Elle pend simplement à une petite bande de cuir discrète dans le haut du dos du jeune garçon.

Les cuissards en cuir épais restent souplent, tant que des genouillères sont fixées en haut des bottes montantes, dorées également. A la ceinture du jeune homme se trouve des besaces contenant son argent, des fournitures basiques de premiers soins, etc...



Profil psychologique

La noblesse, la cour, les techniques pour discourir sur des sujets sensibles sans se mouiller, Aeron en a connu jusqu'à s'en dégoûter. Il garde un certain intérêt dans les manoeuvres politiques, et n'est pas totalement dénué de talent dans le choix de ses mots devant la cour, mais la noblesse telle qu'elle est à la cour du Roi de Tesse'halla est quelque chose qui l'insupporte. Tout ce qui s'approche de cette noblesse le fait se mettre sur la défensive. Selon lui, on n'est pas obligés de mentir et ourdir des complots pour atteindre une position élevée ou pour faire partie de ceux qui sont écoutés des autres. Les mensonges l'insupportent, mais il reste adepte des demi-vérités, parfois, quand il faut éviter de s'exposer, et en cela, il s'énerve parfois lui-même.

Gentil et doux par nature, il a malgré tout souvent du mal à s'ouvrir aux autres. Il préférera souvent écouter plutôt que parler. Paradoxalement, les moments où il sera le plus à l'aise seront ceux où il ne parlera que peu, allant droit au but ; quand il se sentira méfiant ou mal à l'aise, il aura tendance à déblatérer des phrases longues, en tournant autour du pot. C'est autant un effort inconscient pour se rassurer qu'une tactique pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'il faudra dire ou faire ensuite.

Aeron, bien qu'ayant été élevé parmi des nobles méprisant les demi-elfes, n'a pas beaucoup de préjugés sur cette race. Ce serait même presque l'inverse : les humains l'ont bien plus déçus que les demi-elfes et les actes sont à ses yeux bien plus important que des des histoires ancrées dans la mémoire des gens trop rigides pour penser autrement. Si une seule chose peut dépasser son dégoût de la noblesse, c'est bien sa rancoeur contre l'armée, et plus particulièrement contre la garde pontificale et toute l'Eglise de Martel qui la soutient derrière. Ce qu'il a vu là-bas quand il y a été l'a suffit pour comprendre que dans ce monde, les gens avec le pouvoir essaieront toujours d'en profiter sous couvert d'une loi ou religion.

Désabusé de tous ces systèmes compliqués de pouvoirs politiques, religieux, des manigances dans l'ombre, Aeron espère changer tout cela un jour, trouver des gens pour qui l'amitié n'est pas qu'un concept d'échanges mutuellement profitables, mais bien un sentiment.

On a appris au jeune homme que la vie est un don à préserver. Dans la Garde Pontificale, on lui a appris que la vie n'est nécessaire qu'à ceux qui, selon leur avis bien personnel à eux, la méritaient. Le don qu'a Aeron pour les armes ne le dispose à aucun de ces deux concepts opposés. Ceux qui, selon le Pontife, ne méritaient pas de vivre étaient souvent des gens désarmés. Durant son enfance, les combats avec toutes sortes d'armes, c'était comme un jeu, un sport. Si on allait toucher quelqu'un, on arrêtait son coup, et on reprenait plus tard. Ce n'est qu'après avoir vécu des moments d'horreur qu'il a bien fallu se rendre à l'évidence qu'une arme est faite pour tuer... ou protéger. Aujourd'hui, Aeron ne veut plus tuer ceux qui ne font de mal à personne. Il veut protéger les gens qui chérissent des sentiments nobles comme l'amour, la bonté. Encore faut-il ne pas se positionner en juge et cela, il en est bien conscient et y réfléchit régulièrement.



Biographie

Aeron est né noble, il vivra noble. C'est ce qu'on lui a dit, mais pour lui, quel avenir ? Déjà jeune, même s'il assistait aux soirées mondaines avec les autres enfants nobles, il savait qu'il n'était au final que... quoi ? Un remplaçant ? Un conseiller ? Cela n'irait pas plus loin. Dès qu'il surpassait les autres, montrait du talent pour quelque chose, tout ce qu'on lui disait était : "C'est bien, tu feras un parfait bras droit pour ton grand frère". Eh oui, le grand frère qui héritera de tout, le fameux aîné, l'héritier de la famille. C'est toujours la même histoire mais personne ne parle du deuxième frère, celui qui vit dans son ombre. Pour ce grand frère, Aeron devrait être un conseiller ou un garde du corps ? Il a toujours trouvé ça absurde. Pour lui, une famille devait être unie... c'est ce qu'Elena lui avait appris quand il était encore plus jeune... A sept ans, il avait côtoyé une jeune servante demi-elfe de quinze ans. Elle était pour lui un peu la grande soeur qu'il n'avait jamais eu. Après tout, son grand frère ne lui accordait aucun regard. Il avait son regard tourné vers l'avenir, vers la mort de leur père, vers la gloire de leur famille.

Elena, elle, parlait de sa famille avec amour ; elle était toujours heureuse de croiser sa mère, une autre servante de la maisonnée. Aeron discutait souvent avec Elena avec le sourire aux lèvres. Elle lui parlait de tout et de rien, le félicitait quand il réussissait particulièrement bien ses exercices avec les armes dans la cour, le grondait quand il se mettait en colère,... Elle était sa grande soeur à ses yeux, c'était aussi simple que ça. Le jour où ses parents se rendirent compte de sa proximité avec la demi-elfe fut un jour sombre.

Il se fit gronder. Cela fut bref. Un noble de son rang ne devait pas se lier d'amitié avec une demi-elfe. "Si tu as besoin de parler avec une grande personne, tu as ton frère Maximilien, si tu as besoin d'une présence plus féminine, tu as ta petite soeur, elle n'a qu'un an de moins que toi, vous pourrez discuter de sujets de votre âge". Sa soeur... Maya qu'elle s'appelle. Elle est une petite pourrie gâtée qui apprend les bonnes manières dans l'unique but de se marier avec une famille de sang noble d'un rang plus élevé afin de rehausser la valeur de la famille Valérius. Elle en est d'ailleurs très heureuse. Comme elle lui avait dit une fois : "Notre frère héritera de notre famille, j'aurai un homme qui me comblera de cadeaux et de bonheur, mais toi, tu n'auras rien". Elena avait le mérite de ne pas s'encombrer de toute cette richesse, de ces histoires d'image, de toute cette façade. Aeron appréciait le jeu politique, savoir dire ce qu'il fallait quand il fallait. Il gagnait parfois à ce petit jeu, quand il s'agissait de débattre avec les autres enfants nobles...

Peu après, Elena et sa mère furent renvoyées comme des malpropres, leurs affaires jetées dans la rue. Aeron se sentit plus seul que jamais. Sa famille était formée d'inconnus. Il continua à s'entraîner dans les différentes disciplines comme on lui demandait, mais ça s'arrêtait là. Les soirées mondaines, il les observait d'un autre oeil. Il y croisa l'Elu, un garçon de quelques années de plus que lui, avec l'air de s'ennuyer. Aeron se demanda ce que ça lui aurait fait d'être l'Elu. On attendait beaucoup de quelqu'un comme cela mais il pouvait avoir à peu près tout ce qu'il voulait... il était en plus le fils héritier de la famille Wilder, une famille encore mieux reconnue que la famille Valérius. Ce fut à une de ces soirées qu'il assista à la tentative ridicule de sa soeur de séduire Zélos Wilder. Ce fut hilarant quand le rouquin ne la remarqua même pas alors qu'elle lui parlait... ou peut-être avait-il fait semblant de ne pas la voir. Aeron se souvenait d'autres têtes, des politiciens, des marchands avides de faire bonne figure auprès de futurs clients richissimes... il avait d'ailleurs buté dans le président de la société Lazérano. Celui-ci s'est penché et l'a aidé à se relever. Il semblait gentil comme tout, mais quelques jours après cet événement, il aurait apparemment disparu et beaucoup de rumeurs courraient à son sujet.

Aeron continua sa vie en se jetant à corps perdu dans ses études. Il excellait particulièrement au maniement d'armes mais ses techniques n'étaient souvent pas assez conventionnelles pour ses instructeurs qui désespéraient de le voir obéir à une quelconque indication. Après ses 11 ans, le jeune homme se mit à sortir en douce de temps en temps pour aller retrouver Elena. Celle-ci travaillait pour une autre famille. Ils discutaient peu, par manque de temps, mais cela lui suffisait. Pendant un an et demi, ils purent se voir de temps en temps... jusqu'à ce qu'ils soient surpris par quelqu'un et que cela remonte aux oreilles de son père. La dispute qui s'ensuivit mena un tournant dans la vie du jeune homme.

La discussion houleuse menait à la conclusion qu'Aeron était la honte de la famille, la pire depuis des générations. A ce moment, le comte Valérius ne cherchait plus à sauver son fils d'une image qui était à ses yeux préjudiciable pour la famille, non. Il cherchait un moyen de s'en débarrasser. Ce fut Maximilien qui proposa l'idée d'envoyer Aeron dans la Garde Pontificale. Ainsi la famille aurait donné un de ses précieux enfants pour le bien de l'Eglise de Martel et Aeron serait loin. Tout titre de noble ne comptant plus une fois dans la Garde, tout du moins, en théorie, si Aeron fait une bêtise comme discuter amicalement avec des demi-elfes, cela ne rejaillira pas sur la famille. Aeron observa son frère alors qu'il parlait, et ce qu'il lut sans ses yeux ne correspondait pas. On y lisait de la jalousie, de l'envie, de la peur... mais comment cela se faisait-il ? Comment l'héritier pouvait-il le jalouser ? Quoiqu'il en soit, la décision fut approuvée par le comte et Aeron lui-même, qui, de son côté, n'espérait qu'une chose : s'éloigner de cette famille. Avant de partir, il confronta son frère à une discussion en allant le voir dans sa chambre. Il lui demanda des explications quant à son intervention dans la discussion, lui qui, d'habitude, restait toujours en dehors de tout. Après un peu d'insistance, il eut son explication :
"Tu ne te rends compte de rien ! A chaque fois que tu réussissais tout mieux que moi, père viens me voir en me disant que ce n'est pas digne de moi, que je devrais être le meilleur. Tu réussis tout, tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir un être inférieur avec un faible pour les demi-elfes qui te dépasse. Tu es sensé n'être que mon ombre mais tu oses me doubler. Je ne veux plus avoir à te supporter, JE TE HAIS ! Maintenant que tu as tes explications, hors de ma vue !"
De tels mots venant d'un frère aurait blessé la plupart des gens... mais Aeron, dans son coeur, n'a jamais considéré cette personne comme un frère. Il était quelqu'un dont il devait supporter la présence, c'est tout... mais pas pour longtemps. Au moins dans la Garde Pontifical, un ordre à la fois militaire et religieux, il trouvera de la fraternité, du soutien. Il aidera et protègera les faibles... Aeron ne fut jamais autant dans l'erreur que le jour où il pensa cela.

Les adieux à la famille furent courts et dénués de sentiments... tout comme le furent les formalités à son arrivée dans la Garde Pontificale. On lui assigna un dortoir, un emploi du temps à respecter. Aeron  n'était qu'un aspirant parmi les autres, tant mieux. Il tenta de se lier d'amitié avec d'autres aspirants, mais chacun voulait écraser les autres pour faire partie des quelques élus. L'amitié n'avait apparemment pas sa place dans la compétition. Sa formation ne lui apprit rien et il s'en sortit avec les honneurs, principalement grâce à son éducation et son don pour les armes. C'est ainsi qu'à 13 ans, il rejoignait déjà la Garde Pontificale. Il avait beau avoir une armure de taille réduite, ses mouvements étaient gênés par le poids de celle-ci. Il n'avait jamais eu une carrure à porter de lourdes armures comme celles-ci mais c'était l'équivalent d'un uniforme, il ne pouvait pas s'en débarrasser. C'est ainsi qu'il se mit à garder des portes, accompagner des pèlerins. Tout allait bien, jusqu'à ce jour, peu avant son quatorzième anniversaire.

La mission était de réprimer une révolte formentée par des demi-elfes à Sybak. Ils devaient venir en renfort aux troupes déjà sur place. A leur arrivée, les troupes en question passèrent devant eux en courant en leur confiant la mission, tels des couards fuyant le danger en se servant de quelqu'un d'autre comme appât. Aeron suivit sont propre groupe jusqu'à arriver aux demi-elfes. Ils étaient dix demi-elfes en première ligne, tandis que deux de plus tenaient une civière derrière où se trouvait un dernier d'entre eux. La discussion entre le capitaine d'Aeron et les demi-elfes fut entendue de tous. Les demi-elfes luttaient contre les règles établies qui consistait à les laisser enfermés dans les laboratoires. Ils voulaient uniquement transporter leur ami gravement malade pour aller voir un médecin. Apparemment, le médecin le plus proche avait refusé d'aller dans l'académie. Le capitaine refusa de les laisser passer. Le ton monta, puis le capitaine ordonna de charger. Aeron perdit toute notion de ce qu'il se passait autour de lui. Charger ? Avec les hallebardes ? Contre des gens désarmés qui veulent juste sauver l'un des leurs ? Il observa impuissant la répression de la Garde Pontificale. Il n'y eut aucun mort car les demi-elfes furent prompts à reculer, mais plusieurs d'entre eux furent blessés.

Une fois dans l'auberge de Sybak avec un médecin réquisitionné pour un soldat qui s'était stupidement blessé lui-même en tombant, Aeron dut subir la furie de son supérieur. Il avait remarqué que le jeune n'avait pas donné un seul coup aux demi-elfes. Au milieu des remontrances, le regard d'Aeron se concentra sur le médecin qui rangeait ses affaires.
"J'ai la tête qui tourne, j'ai besoin d'air frais. Permission de sortir... monsieur ?"
Le supérieur le fixa d'un oeil méfiant puis lui accorda la permission. Une fois dehors, Aeron attendit que le médecin sorte à son tour. Il l'intercepta et lui ordonna de le suivre. Le civil, intimidé par l'armure et ce qu'elle représente, suivit le garde jusqu'à l'académie de Sybak. Une fois à l'entrée un homme vint s'inquiéter de ce que pouvait vouloir un membre de la Garde Pontificale après ces événements.
"Laissez cet homme entrer et soigner toute personne ayant besoin de soin. Vous lui paierez ses honoraires. Pour tout problème financier, veuillez en référer à l'Eglise de Martel"
Aucun mot ne fut échangé. Tout le monde obtempéra pendant qu'Aeron se pressait de rejoindre sa garnison. Il arriva à temps pour éviter que son absence ne se fasse repérer. Ce n'est que deux jours plus tard que l'affaire arriva aux oreilles de l'Eglise de Martel.

Dans les couloirs, Aeron entendait les autres gardes se moquer de lui. Certains se vantaient de traiter les demi-elfes comme ils le méritaient... violence, vols, viols, et autres choses innommables qu'ils estimées méritées par le simple statut de demi-elfe. Convoqué par ses supérieurs, le jeune homme failli être mis à pied, expulsé de la Garde Pontificale, mais pour des raisons probablement dues à son nom, on décida autre chose pour lui : il fut assigné à l'abbaye du sud-est pour veiller à la sécurité de Sélès Wilder, la soeur de l'Elu. Cette punition fut pour lui en réalité une libération. On espérait se débarrasser de lui en le tenant à l'écart mais pour lui, on l'éloignait de ses problèmes. Il n'aurait qu'un seul autre garde à supporter, et dans une abbaye, cela limiterait les atrocités possibles si on compare aux missions habituelles. Après avoir fait quelques bagages, s'être installé, avoir fait la connaissance d'un garde pontifical aussi calme que silencieux. Impossible de lui arracher plus qu'un "bonjour". Les prêtres et bonnes soeurs de l'abbaye étaient aussi gentils que peuvent l'être des gens qui vous regardent avec crainte et respect... et donc n'osent pas vous parler, de peur de vous offusquer. La personne qui osait le plus lui répondre était probablement Sélès elle-même. Aeron et elle ne pouvaient pas souvent parler, c'était contre ses consignes et son collègue n'aurait pas hésité à le dénoncer. Cependant, toute occasion était bonne. Le repas, les vérifications d'usage, quand il fallait lui apporter des choses. Le jeune homme avait même pris l'habitude de transmettre les missives envoyées pour les tenir au courant des nouvelles.

La vie au quotidien dans l'abbaye n'était pas désagréable. La cuisine était bonne, les gens gentils, les nouvelles de Meltokio étaient détaillées. Aeron souriait à certaines nouvelles politiques car il en comprenait tout le sens. Une chose l'inquiétait cependant. Les nouvelles de la santé du roi semblait ne pas être bonnes. L'effervescence autour de cela semblait suspecte, malgré tout. Les lettres dans lesquelles Aeron demandait des détails avaient des réponses inquiétantes. Certaines familles multipliaient les dons à l'Eglise de Martel et semblaient plus s'intéresser au Pontife qu'au Roi. Il se souvint alors de certaines lettres de sa famille où on lui expliquait de ne pas contrarier le Pontife une fois de plus. Il en ressortit une et lu : "Le Pontife sera bientôt celui qui est réellement important". Comment avait-il pu passer à côté de cela ? Le Pontife compte tirer avantage de la maladie du Roi... ou même... Le jour où il se faisait cette réflexion, un bruit interrompit la réflexion du jeune homme. Il leva la tête et tendit machinalement la main pour prendre la nouvelle lettre. Il décacheta cette lettre et commença à lire. Il relu la première ligne plusieurs fois sans réaliser. Après un instant, il ferma les yeux et se frotta le nez de ses doigts, puis recommença à lire l'annonce de la mort du roi. Il lut tout d'une traite ensuite et apprit la mise au pouvoir du Pontife. Les craintes d'Aeron étaient donc fondées. Les familles nobles dont la sienne qui tournaient leurs intérêts vers le Pontife. Celui-ci avait du secrètement insinuer que le Roi mourrait prochainement et attirer l'appui des familles nobles. Ainsi, personne ne contesterait qu'il prenne tout le pouvoir exécutif à lui seul. En entendait le messager partir, Aeron l'appela, sortit un papier qu'il gardait dans sa poche depuis des mois et le donna au messager avec une pièce. Le messager porterait ça à la personne qu'il avait en tête. Il ne pouvait pas faire plus que cela de ce côté-là.

La fin de la lettre mentionnant la déchéance de l'Elu. Celui-ci perdait son titre et serait en fuite. Aeron ne savait pas comment Sélès prendrait la nouvelle, mais en revanche, il savait quel genre de mesure le Pontife allait rapidement prendre au sujet de la jeune fille. Il en était hors de question. Le plan de désertion du jeune homme allait devenir un plan d'évasion qui allait concerner Sélès Wilder. Il n'y aurait que peu de changements à effectuer. Le tout serait de se débrouiller avec les moyens du bord. Une fois la lettre lue de tous, Aeron griffona les mots "Tenez-vous prête pour cette nuit" au dos et fit glisser la lettre sous la porte de la chambre. Il espérait que la jeune fille aurait l'idée de retourner le papier. Une chose est sûre, la vie des deux allait radicalement changer, une fois le soir venu...





Mais qui se cache derrière l'écran ?

Pseudo : ... ça dépend. En ce moment : Viva Ludenberg
Age 24 ans
Autre personnage ici ? Génis Sage
Comment as-tu trouvé le forum ? Par de la pub par un des membres.
Qu'en penses-tu donc, de notre petit fofo ? J'ai hâte qu'on ait plus de membres.
Depuis combien de temps fais-tu du RP? Euuuuh... joker ! ^^
Pourquoi CE personnage ? Parce que la pauvre Sélès est toute seule et j'ai eu de l'inspiration d'un coup.
Quel est votre niveau de connaissance de Tales of Symphonia ? Connaisseur pour tous les supports.
Autre chose à déclarer ? *poke sheena*
Code du règlement:
 

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Dernière édition par Aeron Valerius le Lun 4 Nov - 13:31, édité 4 fois
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Sheena Fujibayashi
MessageSujet: Re: Aeron Valerius   Sam 26 Oct - 22:22



Le Staff --
PRÉSENTATION



Youhouuuu Rony-chou dans la place !
Et bien c'est une super fiche que nous avons là ! Super complète et une histoire vraiment très intéressante et travaillée ! C'est avec joie que je valide ce deuxième compte, et avec hâte de commencer le RP avec toi °^°





© Code de Anéa pour N-U édité par Nika




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Aeron Valerius
MessageSujet: Re: Aeron Valerius   Sam 26 Oct - 22:27

Merciiii *poke poke*
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MessageSujet: Re: Aeron Valerius   

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Aeron Valerius

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